Droit Immobilier

La clause pénale prévue au contrat en

📅 Décision du 29 mars 2006⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

La clause pénale prévue au contrat en cas de retard a pour terme la livraison et non la levée des réserves consignées à la réception, la livraison étant distincte de la réception. Les dispositions de l'article L. 231-6 IV du code de la construction et de l'habitation prolongeant la garantie jusqu'à la date de réception ne sont pas applicables aux pénalités de retard.

Décision de référence : cc • N° 05-11.509 • 2006-03-29 • Consulter la décision →

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La situation

La clause pénale prévue au contrat en cas de retard a pour terme la livraison et non la levée des réserves consignées à la réception, la livraison étant distincte de la réception. Les dispositions de l'article L. 231-6 IV du code de la construction et de l'habitation prolongeant la garantie jusqu'à la date de réception ne sont pas applicables aux pénalités de retard.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 05-11.509
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 29 mars 2006

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Retard de livraison d'une maison individuelle

À Toulouse, un primo-accédant signe un CCMI avec un constructeur prévoyant 50 € de pénalités par jour de retard. La maison est livrée le 1er mars avec 10 réserves, levées le 15 avril. L'acheteur réclame des pénalités jusqu'au 15 avril, le constructeur s'arrête au 1er mars.

Application pratique:

La Cour de cassation juge que les pénalités de retard cessent à la livraison et non à la levée des réserves. L'acheteur doit donc calculer les pénalités uniquement jusqu'au 1er mars. Il peut ensuite se tourner vers la garantie de parfait achèvement pour faire corriger les défauts dans l'année suivant la réception.

2

Pénalités de retard pour un immeuble locatif

Un bailleur à Lyon fait construire un immeuble locatif. Le contrat prévoit 200 € de pénalités par jour de retard. Le bâtiment est livré le 1er juin avec d'importantes réserves, levées le 1er août. Le bailleur retient le paiement en réclamant des pénalités jusqu'en août, mais le constructeur s'y oppose.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, les pénalités ne courent que jusqu'à la livraison, soit le 1er juin. Le bailleur doit donc accepter ce calcul, mais peut négocier une indemnisation distincte si la levée tardive des réserves a causé un préjudice spécifique (perte de loyers, par exemple).

3

Retard dans la construction des parties communes

Un syndicat de copropriétaires à Marseille fait installer un ascenseur par une entreprise, avec 100 € de pénalités par jour de retard. L'ascenseur est livré le 1er octobre mais avec des défauts, corrigés le 1er novembre. Certains copropriétaires pensent que les pénalités doivent courir jusqu'au 1er novembre.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation précise que le terme des pénalités est la livraison, pas la levée des réserves. Le syndicat doit donc calculer les pénalités jusqu'au 1er octobre. Il peut ensuite activer la garantie de parfait achèvement pour obtenir la correction des défauts sans prolonger les pénalités de retard.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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