Aller au contenu principal
Manoeuvres constatées : quelles conséquences juridiques ?
Droit Immobilier

Manoeuvres constatées : quelles conséquences juridiques ?

📅 Décision du 08 juin 2010⚖️ Cour de cassation👁️ 19 vues📖 2 min de lecture

La constatation de manoeuvres frauduleuses destinées à éluder la commission d'un agent immobilier n'ouvre pas droit au paiement de la commission contractuellement prévue mais seulement à la réparation de son préjudice par l'allocation de dommages-intérêts

Décision de référence : cc • N° 09-14.949 • 2010-06-08 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

La constatation de manoeuvres frauduleuses destinées à éluder la commission d'un agent immobilier n'ouvre pas droit au paiement de la commission contractuellement prévue mais seulement à la réparation de son préjudice par l'allocation de dommages-intérêts

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 09-14.949
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 08 juin 2010

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Primo-accédant évitant l'agent après visite

Un jeune couple visite un appartement à Lyon avec une agence immobilière, puis contacte directement le vendeur en prétextant l'avoir connu avant. Ils signent un compromis de vente sans l'agent, pensant économiser la commission de 12 000 €.

Application pratique:

Selon la décision, l'agent ne peut exiger la commission contractuelle, mais peut obtenir des dommages-intérêts pour le préjudice subi. Le couple devra rembourser à l'agent le gain manqué et les frais engagés. Il est impératif de respecter le mandat de visite signé et de ne jamais dissimuler le rôle de l'agent sous peine de devoir des dommages-intérêts plus élevés que la commission.

2

Propriétaire-bailleur contournant l'agent avec un locataire

À Marseille, un propriétaire vend son immeuble de rapport via un agent immobilier. Après 3 mois de recherches infructueuses, il propose à son locataire d'acheter le bien en direct pour éviter la commission de 25 000 € due à l'agent, en antidatant un prétendu accord antérieur au mandat.

Application pratique:

La cour précise que les manœuvres frauduleuses n'ouvrent pas droit au paiement de la commission, mais seulement à des dommages-intérêts. Ici, l'agent pourra réclamer le remboursement des frais de publicité, de visites, et une perte de chance de vendre à un autre acquéreur. Le propriétaire s'expose à une condamnation à des dommages-intérêts parfois aussi élevés que la commission, sans compter les frais de justice.

3

Copropriétaire tentant d'évincer l'agence de la copropriété

Dans une copropriété à Bordeaux, un copropriétaire mandate une agence pour vendre son lot. L'agent trouve un acheteur, mais le vendeur et l'acheteur signent une promesse en privé quelques jours plus tard, prétendant que l'acheteur connaissait déjà le bien par une autre agence, afin d'éluder la commission de 8 000 €.

Application pratique:

Même en cas de double mandat, la décision rappelle que la fraude ne permet pas à l'agent d'obtenir la commission prévue, mais des dommages-intérêts. L'agent doit prouver le lien direct entre son action et la vente. Pour le copropriétaire, mieux vaut respecter le mandat exclusif et ne pas céder à la tentation d'une économie qui pourrait se transformer en condamnation à des dommages-intérêts équivalents, voire supérieurs.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Une réponse plus précise sur votre situation ?

Consultez Maître Zakine — avocate, Docteur en Droit. Réponse rapide et claire sur votre situation.

Prendre rendez-vous →06 21 69 91 77

🔒 Confidentiel · Sans engagement

📬 Recevez les nouvelles jurisprudences

Une analyse juridique par semaine, directement dans votre boîte mail. Gratuit, sans spam.

🔒 Désinscription en 1 clic · Vos données restent en France

Articles similaires en Immobilier

Voir tout →

Droit de la propriété : cadre légal et solutions

Viole l'article 29 du décret du 30 septembre 1953 la cour d'appel qui, pour déclarer irrecevable une demande en révision de loyers de baux commerciaux, retient que la demande doit indiquer, à peine de nullité, le montant du loyer demandé et que le loyer révisé n'est pas clairement défini pour chaque bail, alors que lorsque la demande en révision du loyer est formée accessoirement devant le tribunal de grande instance saisi à titre principal d'une question relevant de sa compétence, cette demande est instruite suivant les règles applicables devant cette juridiction, et non pas suivant la procédure spéciale en vigueur devant le juge des loyers commerciaux.

10 sept. 2026Lire →

Droit de la propriété : cadre légal et solutions

Viole l'article 24 du décret du 30 septembre 1953, selon lequel les loyers payés d'avance portent intérêt au profit du locataire pour les sommes excédant celle qui correspond au prix du loyer de plus de deux termes, la Cour d'appel qui rejette une demande formée pour les intérêts des sommes payées d'avance excédant deux mois de loyers tout en constatant que le loyer était stipulé payable par terme mensuel.

10 sept. 2026Lire →

Litige immobilier : comprendre vos droits et recours

Selon l'article 9 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, chaque copropriétaire use et jouit librement des parties privatives comprises dans son lot, sous la condition de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires, ni à la destination de l'immeuble. Encourt la cassation pour violation de la loi l'arrêt qui énonce qu'il résulte de l'examen des actes que les copropriétaires, lors de la mise en copropriété, ont entendu affecter une partie de l'immeuble non à un simple usage commercial non défini, mais à destination de garage, alors qu'un changement de la nature de l'activité commerciale dans un lot où le règlement de copropriété autorise l'exercice du commerce n'implique pas, par lui-même, une modification de la destination de l'immeuble et peut s'effectuer librement, sous réserve de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires ni à des limitations conventionnelles justifiées par la destination de l'immeuble

09 sept. 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit immobilier

Tous les articles Immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide