Droit Immobilier

L'absence de reproduction dans la

📅 Décision du 28 janvier 2015⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

L'absence de reproduction dans la notification des décisions de l'assemblée générale du texte de l'article 42, alinéa 2, de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, mentionnant le délai de contestation de deux mois, rend cette notification irrégulière

Décision de référence : cc • N° 13-23.552 • 2015-01-28 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

L'absence de reproduction dans la notification des décisions de l'assemblée générale du texte de l'article 42, alinéa 2, de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, mentionnant le délai de contestation de deux mois, rend cette notification irrégulière

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 13-23.552
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 janvier 2015

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Contestation d'une décision d'AG après expiration du délai de deux mois

Madame Lefèvre, propriétaire d'un appartement à Nice, découvre en mars 2024 que l'assemblée générale de sa copropriété a voté en janvier 2024 des travaux de ravalement pour 40 000 €, mais la notification reçue ne mentionnait pas le texte de l'article 42. Elle souhaite contester cette décision qu'elle juge abusive.

Application pratique:

La notification est irrégulière car l'article 42, alinéa 2, imposant le délai de deux mois pour contester, n'était pas reproduit. Par conséquent, le délai de contestation n'a pas commencé à courir. Madame Lefèvre peut donc assigner le syndicat des copropriétaires en justice sans être forclose, en invoquant cette jurisprudence. Elle doit agir rapidement et conserver l'enveloppe et le courrier comme preuve.

2

Erreur du syndic dans la notification des décisions d'AG

Le syndic bénévole d'une petite copropriété à Bordeaux envoie les notifications des décisions de l'AG du 15 février 2024, mais oublie d'y joindre le texte de l'article 42. Un copropriétaire mécontent conteste les décisions six mois plus tard, et le syndicat se retrouve en procédure.

Application pratique:

Pour éviter que les décisions ne soient contestées indéfiniment, le syndic doit impérativement inclure dans chaque notification la reproduction intégrale de l'article 42, alinéa 2, de la loi de 1965. En cas d'oubli, les décisions sont fragilisées. Le syndic doit donc mettre en place un modèle de notification conforme. Si une notification irrégulière a déjà été envoyée, il est conseillé de la refaire immédiatement avec les mentions requises pour faire courir le délai.

3

Découverte d'une décision d'AG antérieure non valablement notifiée après achat

Monsieur Durand achète un studio à Lyon en septembre 2024. En novembre, il apprend que l'AG d'avril 2024 a voté une surélévation de l'immeuble avec des charges importantes. L'ancien propriétaire n'a pas reçu de notification contenant l'article 42, donc le délai de contestation n'a pas couru.

Application pratique:

Même si la décision date de plusieurs mois, l'absence de reproduction de l'article 42 rend la notification irrégulière. Monsieur Durand, en tant que nouveau copropriétaire, peut se joindre à une éventuelle contestation initiée par l'ancien propriétaire, ou agir lui-même s'il subit un préjudice. Il doit vérifier les notifications reçues par l'ancien propriétaire et, si elles sont incomplètes, il peut encore contester la décision en justice, en se fondant sur cette jurisprudence.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Immobilier

Voir tout →

Doit être cassé l'arrêt qui, pour

Doit être cassé l'arrêt qui, pour distinguer entre les charges générales s'appliquant à tous les lots et celles ne s'appliquant qu'aux lots bâtis ou constructibles et viabilisés, retient que, compte tenu du critère d'utilité, certaines charges générales ne profitent pas aux lots inconstructibles, sans distinguer entre les charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun et les charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes, ni se référer au règlement de copropriété pour la détermination des parties communes, ni prendre en considération la consistance, la superficie et la situation des parties privatives pour fixer les quotes-parts de charges communes.

27 juil. 2026Lire →

Dépenses urgentes en copropriété : l'AG peut-elle ratifier sans syndic ?

La Cour de cassation a jugé qu'une assemblée générale peut ratifier des dépenses engagées par un copropriétaire pour des réparations urgentes, même en l'absence de syndic. Cette décision protège les copropriétaires agissant dans l'intérêt commun.

27 juil. 2026Lire →

Loi du 10 juillet 1965 : un lotissement peut-il devenir une copropriété ?

La Cour de cassation confirme que la loi du 10 juillet 1965 s’applique par défaut aux ensembles immobiliers avec parties communes, même en l’absence d’association syndicale prévue. Cette décision majeure sécurise la gestion des lotissements et rappelle l’importance du choix unanime des propriétaires.

27 juil. 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit immobilier

Tous les articles Immobilier

Avocat Maître Zakine, Docteur En Droit

Consultation par téléphone et en visio - Rendez-vous Rapide

Prendre rendez-vous
1ère Consultation 30 Minutes - 45€