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L'acheteur d'un fonds de commerce qui invoque l'erreur provoquée ne peut la reconsidérer
Droit Immobilier

L'acheteur d'un fonds de commerce qui invoque l'erreur provoquée ne peut la reconsidérer

📅 Décision du 13 octobre 1980⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 2 min de lecture

L'acheteur d'un fonds de commerce qui devant les juges du second degré, a soutenu la nullité du contrat fondée sur l'erreur portant sur une qualité substantielle de la chose vendue n'est pas recevable à invoquer devant la Cour de Cassation le moyen selon lequel l'erreur provoquée par une réticence dolosive est une cause de nullité même quand elle ne porte pas sur la substance de la chose.

Décision de référence : cc • N° 78-15.674 • 1980-10-13 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

L'acheteur d'un fonds de commerce qui devant les juges du second degré, a soutenu la nullité du contrat fondée sur l'erreur portant sur une qualité substantielle de la chose vendue n'est pas recevable à invoquer devant la Cour de Cassation le moyen selon lequel l'erreur provoquée par une réticence dolosive est une cause de nullité même quand elle ne porte pas sur la substance de la chose.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 78-15.674
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 13 octobre 1980

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur maison : erreur puis dol en cassation

À Toulouse, un primo-accédant achète une maison 250 000 €, découvre un vice caché (fondations fissurées). Il saisit le tribunal pour erreur sur la qualité substantielle, perd en appel, puis tente d'invoquer la réticence dolosive du vendeur devant la Cour de cassation.

Application pratique:

La décision du 13 octobre 1980 vous interdit d'ajouter un nouveau fondement juridique (comme le dol) pour la première fois en cassation. Dès le début du litige, rassemblez tous les arguments : erreur, dol, garantie des vices cachés. Faites expertiser le bien rapidement et conservez tous les échanges avec le vendeur pour étayer une éventuelle tromperie.

2

Bailleur commercial : clause abusive contestée tardivement

À Lyon, un propriétaire loue un local commercial 1 500 €/mois avec clause d'indexation annuelle. Après 3 ans, il conteste la clause pour erreur d'interprétation. Débouté en appel, il veut arguer de manœuvres dolosives du locataire lors de la signature.

Application pratique:

Comme l'illustre l'arrêt, un moyen tiré du dol ne peut être soulevé pour la première fois en cassation. Avant d'engager une procédure, listez avec votre avocat toutes les causes de nullité possibles et invoquez-les dès le premier acte judiciaire. Anticipez en relisant attentivement le bail et en notant tout comportement suspect du cocontractant avant de signer.

3

Copropriétaire : irrégularité d'assemblée puis abus de majorité

À Marseille, un copropriétaire attaque une décision d'assemblée générale pour vice de procédure (défaut de convocation). Sa demande est rejetée en appel ; il tente alors de soutenir en cassation que la décision résultait d'un abus de majorité.

Application pratique:

Cette jurisprudence vous rappelle de concentrer toutes vos critiques dans les premières instances. Si vous contestez une décision de copropriété, faites examiner par un avocat spécialisé l'ensemble des vices possibles (forme, fond, abus de droit) avant d'assigner. Conservez tous les documents relatifs à l'assemblée (procès-verbal, feuille de présence, pouvoirs) pour les produire rapidement au juge.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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