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Droit Immobilier

Le cannabis ou chanvre indien inscrit

📅 Décision du 12 décembre 1984⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Le cannabis ou chanvre indien inscrit au tableau B ne doit plus être défini en se référant à l'article R. 5166 du Code de la Santé publique, mais à la Convention internationale unique sur les stupéfiants du 30 mars 1961, qui en application de l'article 55 de la Constitution a acquis une autorité supérieure à la loi interne dès sa publication par décret au journal officiel du 22 mai 1969.

Décision de référence : cc • N° 84-92.896 • 1984-12-12 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Le cannabis ou chanvre indien inscrit au tableau B ne doit plus être défini en se référant à l'article R. 5166 du Code de la Santé publique, mais à la Convention internationale unique sur les stupéfiants du 30 mars 1961, qui en application de l'article 55 de la Constitution a acquis une autorité supérieure à la loi interne dès sa publication par décret au journal officiel du 22 mai 1969.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 84-92.896
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 12 décembre 1984

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Locataire poursuivi pour détention de cannabis dans son appartement

M. Durand, locataire d'un T2 à Lille (loyer de 650 € par mois), est mis en cause après la découverte de quelques plants de chanvre indien sur son balcon. Son bailleur, informé de la procédure pénale, envisage de demander la résiliation du bail pour trouble de jouissance. M. Durand ignore comment la qualification de « cannabis » est établie en justice.

Application pratique:

Cette décision de la Cour de cassation (12 décembre 1984) précise que le cannabis classé comme stupéfiant se définit par la Convention internationale unique de 1961, et non par un ancien article du Code de la santé publique. Le locataire doit donc faire vérifier par son avocat que la qualification pénale retenue repose bien sur le bon texte et sur une analyse du produit. Il doit conserver le bail, les courriers du bailleur et les pièces de la procédure. Il doit aussi contester toute demande de résiliation fondée sur des faits non encore jugés : le bailleur doit saisir le tribunal, il ne peut pas expulser seul.

2

Propriétaire bailleur confronté à une culture de chanvre chez son locataire

Mme Lefèvre, propriétaire d'une maison à Marseille louée 1 100 € par mois, découvre lors d'une visite autorisée une culture de plants de cannabis dans la cave. Elle veut agir vite pour protéger son bien et son assurance. Elle se demande si elle peut invoquer la loi pénale pour justifier une résiliation du bail.

Application pratique:

Un tribunal ne retient la qualification de stupéfiant qu'en se référant à la Convention de 1961, texte supérieur à la loi interne : la preuve doit donc être solide. Mme Lefèvre doit faire constater les faits par un commissaire de justice (anciennement huissier) et déposer plainte, sans détruire les éléments. Elle doit ensuite envoyer une mise en demeure par lettre recommandée, puis saisir le juge des contentieux de la protection pour demander la résiliation du bail si la clause résolutoire le permet. Elle doit conserver tous les justificatifs, car l'issue pénale pèsera sur sa demande.

3

Acquéreur inquiet d'un local utilisé pour un trafic de stupéfiants

M. Benali, primo-accédant, prévoit d'acheter un local commercial à Bordeaux pour 180 000 €. Il apprend que l'ancien exploitant a été poursuivi pour détention et vente de produits dérivés du chanvre indien dans ces locaux. Il craint une saisie, une confiscation ou des difficultés pour revendre ensuite.

Application pratique:

La décision rappelle que la qualification de stupéfiant dépend de la Convention de 1961 et que les poursuites doivent être fondées sur des textes précis. Cela signifie que l'issue de la procédure visant l'ancien exploitant peut influencer le sort du local. M. Benali doit demander au notaire et au vendeur des informations écrites sur les procédures en cours, vérifier l'absence de saisie ou de mesure conservatoire, et consulter le casier du bien auprès du greffe. Il doit aussi insérer dans la promesse de vente une condition suspensive protégeant son acquisition, avant tout versement du dépôt de garantie (en général 5 à 10 % du prix).

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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