Droit Immobilier

Le droit de préemption institué par

📅 Décision du 08 April 1987⚖️ Cour de cassation👁️ 2 vues📖 2 min de lecture

Le droit de préemption institué par l'article 10 de la loi du 31 décembre 1975 ne peut pas être invoqué par le locataire d'un appartement situé dans un immeuble placé dès sa construction sous le régime de la copropriété.

Décision de référence : cc • N° 84-15.191 • 1987-04-08 • Consulter la décision →

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La situation

Le droit de préemption institué par l'article 10 de la loi du 31 décembre 1975 ne peut pas être invoqué par le locataire d'un appartement situé dans un immeuble placé dès sa construction sous le régime de la copropriété.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 84-15.191
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 08 avril 1987

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Locataire à Lyon : pas de droit de préemption dans une copropriété d’origine

Jean, locataire depuis 5 ans d’un appartement à Lyon (69003) dans une résidence construite en 2010 et placée dès l’origine sous le régime de la copropriété, reçoit un congé pour vente de son propriétaire. Il pense pouvoir préempter le bien au prix de 250 000 €.

Application pratique:

La décision de 1987 précise que le droit de préemption du locataire ne s’applique pas aux immeubles dès l’origine en copropriété. Jean ne peut donc pas revendiquer un droit de priorité pour acheter l’appartement. Il doit quitter les lieux ou négocier un achat amiable sans préemption. Vérifiez le règlement de copropriété pour confirmer la date de mise en copropriété.

2

Propriétaire à Bordeaux : vente libre malgré le locataire en place

Madame Martin, propriétaire d’un studio à Bordeaux (33000) dans un immeuble des années 1970 qui a toujours été en copropriété, souhaite vendre son bien occupé par un locataire. Elle s’interroge sur l’obligation de purger le droit de préemption du locataire.

Application pratique:

Grâce à la jurisprudence de 1987, elle n’a pas l’obligation de proposer prioritairement la vente à son locataire, car l’immeuble a été conçu dès l’origine en copropriété. Elle peut donc vendre librement à un tiers sans crainte de recours du locataire sur le fondement de la loi de 1975. Elle doit néanmoins respecter le délai de préavis légal pour le congé pour vente.

3

Acheteur à Paris : un locataire ne peut pas préempter dans cet immeuble

Thomas veut acheter un appartement de 3 pièces à Paris (75011) dans un immeuble haussmannien divisé en copropriété depuis sa construction en 1890. Le bien est loué, et Thomas craint que le locataire n’exerce un droit de préemption au prix de 400 000 €.

Application pratique:

La Cour de cassation a précisé que le droit de préemption du locataire issu de la loi de 1975 ne s’applique pas aux immeubles placés sous le régime de la copropriété dès l’origine. Comme l’immeuble a toujours été en copropriété, le locataire n’a pas ce droit. Thomas peut donc procéder à l’achat en toute sécurité, sous réserve que le locataire ne bénéficie pas d’un autre droit (comme un droit de préemption urbain). Il est recommandé de vérifier le règlement de copropriété pour confirmer la date de mise en copropriété.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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