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Le Parlement européen, institution de droit social singulière
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Le Parlement européen, institution de droit social singulière

📅 Décision du 28 septembre 2011⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 3 min de lecture

Le Parlement européen, institution de l'Union européenne, pouvait, antérieurement à l'entrée en vigueur de l'article D.1251-1 du code du travail, avoir recours au travail temporaire en application des articles L. 1251-1 et suivants du code du travail. Les contrats de mission des salariés employés d'une entreprise de travail temporaire, mis à la disposition du Parlement européen chaque mois, pour les mêmes tâches, pour la durée d'une session parlementaire ont pour objet de pourvoir, même si elle est intermittente, à l'activité normale et permanente de cette institution communautaire. Si l'arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes du 23 octobre 1985 (affaire n° 232/84) ne permet pas de requalifier le contrat de travail temporaire en contrat à durée indéterminée à l'égard du Parlement européen, il ne fait pas obstacle à l'octroi de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé aux salariés employés en méconnaissance des dispositions impératives de la loi nationale

Décision de référence : cc • N° 09-40.543 • 2011-09-28 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Le Parlement européen, institution de l'Union européenne, pouvait, antérieurement à l'entrée en vigueur de l'article D.1251-1 du code du travail, avoir recours au travail temporaire en application des articles L. 1251-1 et suivants du code du travail. Les contrats de mission des salariés employés d'une entreprise de travail temporaire, mis à la disposition du Parlement européen chaque mois, pour les mêmes tâches, pour la durée d'une session parlementaire ont pour objet de pourvoir, même si elle est intermittente, à l'activité normale et permanente de cette institution communautaire. Si l'arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes du 23 octobre 1985 (affaire n° 232/84) ne permet pas de requalifier le contrat de travail temporaire en contrat à durée indéterminée à l'égard du Parlement européen, il ne fait pas obstacle à l'octroi de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé aux salariés employés en méconnaissance des dispositions impératives de la loi nationale

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 09-40.543
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 septembre 2011

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur et contrat de travail temporaire

Un propriétaire à Lyon loue un appartement à une société de travail temporaire qui y logera des salariés en mission pour une durée de 6 mois, renouvelée chaque année pour les mêmes missions intermittentes. Le propriétaire souhaite savoir si ce contrat peut être considéré comme un bail commercial ou si la société peut être requalifiée en contrat à durée indéterminée.

Application pratique:

Cette décision précise que même si le travail temporaire intermittent pour une activité normale et permanente peut être requalifié en CDI vis-à-vis du salarié, cela n'affecte pas les relations contractuelles avec le propriétaire. Le bail reste un bail d'habitation classique. Le propriétaire doit vérifier que la société de travail temporaire respecte les règles du travail temporaire et conserver tous les justificatifs des missions. En cas de litige, des dommages-intérêts peuvent être réclamés si la loi nationale a été violée, mais le bail n'est pas remis en cause.

2

Acquéreur d'un immeuble avec activité de travail temporaire

Un couple achète un immeuble à Bordeaux comprenant des bureaux loués à une entreprise de travail temporaire. L'entreprise utilise des salariés en mission chaque mois pour des tâches permanentes. Le couple craint que la location soit requalifiée en bail commercial avec un droit au renouvellement.

Application pratique:

La décision indique que la requalification du contrat de travail temporaire en CDI pour les salariés n'entraîne pas automatiquement une requalification du bail en bail commercial. L'acquéreur doit vérifier la nature du bail existant (bail professionnel ou commercial) et les conditions de son renouvellement. Il est conseillé de faire appel à un avocat spécialisé pour analyser le contrat et anticiper tout litige. Conserver tous les documents justificatifs est essentiel.

3

Copropriétaire et usage de travail temporaire

Un copropriétaire à Paris loue un lot à une société de travail temporaire qui y installe des salariés en mission pour 3 mois renouvelables. Le règlement de copropriété interdit les activités commerciales. Le copropriétaire s'interroge sur la conformité de cette location.

Application pratique:

Cette décision montre que l'activité de travail temporaire peut être considérée comme une activité normale et permanente, même intermittente. Si le règlement de copropriété interdit les activités commerciales, le copropriétaire risque une action en justice. Il doit vérifier la qualification exacte de l'activité (location meublée de courte durée vs activité professionnelle). En cas de litige, le copropriétaire pourrait être condamné à des dommages-intérêts pour non-respect du règlement. Il est recommandé de consulter le syndic et un avocat avant de signer le bail.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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