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Refusal by the administrative authority
Droit Immobilier

Refusal by the administrative authority

📅 Décision du 18 December 1986⚖️ Cour de cassation👁️ 19 vues📖 2 min de lecture

The refusal by the administrative authority to examine a duly submitted application for dismissal authorisation cannot be equated with an absence of authorisation... The argument challenging the administrative authority's assessment of this application is inadmissible by virtue of the principle of separation of powers.

Reference decision: cc • No. 84-40.382 • 1986-12-18 • Consult the decision →

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The situation

The refusal by the administrative authority to examine a duly submitted application for dismissal authorisation cannot be equated with an absence of authorisation... The argument challenging the administrative authority's assessment of this application is inadmissible by virtue of the principle of separation of powers.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

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Informations juridiques

  • Numéro: 84-40.382
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 décembre 1986

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur face à une administration silencieuse

À Lyon, un propriétaire souhaite réaliser des travaux de mise aux normes dans son immeuble loué, nécessitant une autorisation préfectorale. Il dépose une demande complète, mais la préfecture garde le silence pendant 4 mois sans examen.

Application pratique:

Le refus implicite ou l'absence d'examen ne vaut pas autorisation tacite. Le propriétaire doit saisir le tribunal administratif dans les deux mois suivant le refus implicite (silence de plus de 2 mois) pour obtenir une décision explicite. Il ne peut pas se prévaloir d'un accord tacite devant le juge civil. Conservez l'accusé de réception du dépôt et les échanges pour prouver votre diligence.

2

Primo-accédant et permis de construire contesté

À Bordeaux, un jeune couple achète un terrain pour construire sa maison. Ils obtiennent un permis de construire, mais un voisin saisit le juge civil pour le faire annuler en invoquant une erreur d'appréciation de la mairie.

Application pratique:

Le juge civil ne peut pas apprécier la légalité de l'acte administratif (principe de séparation des pouvoirs). L'acheteur doit signaler cette incompétence au juge civil et inviter le voisin à se tourner vers le tribunal administratif, seul compétent pour contester le permis. Anticipez en vérifiant les délais de recours des tiers (2 mois à partir de l'affichage) pour sécuriser l'opération.

3

Copropriétaire et refus d'examen d'un dossier par la mairie

Dans une copropriété à Marseille, le syndicat dépose une demande de déclaration préalable pour l'installation d'un ascenseur. La mairie refuse d'examiner le dossier au motif d'une pièce manquante, sans demander de complément. Un copropriétaire envisage d'assigner la mairie en référé civil pour accélérer la procédure.

Application pratique:

Le refus d'examiner n'est pas une décision de refus classique ; le copropriétaire doit d'abord adresser un recours gracieux à la mairie, puis un recours contentieux devant le juge administratif en cas d'échec. Le juge civil est incompétent pour enjoindre l'administration d'examiner le dossier. Conservez la preuve du dépôt et du refus d'examen pour respecter le délai de recours de 2 mois.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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