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Droit Immobilier

Le régime dérogatoire prévu par

📅 Décision du 18 février 1986⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Le régime dérogatoire prévu par l'article 710 du Code général des impôts, indépendant de celui prévu par l'article 1115 du même Code en faveur des marchands de biens, n'est pas applicable de plein droit ; dès lors, un tribunal retient à bon droit qu'un marchand de biens n'ayant pas souscrit lors de l'acquisition d'un immeuble l'engagement de ne pas l'affecter pendant trois ans à un usage autre que l'habitation, ne peut bénéficier du régime prévu par l'article 710 ; la doctrine formellement admise par l'administration, lorsqu'elle est invoquée par le redevable, doit s'interpréter comme autorisant la déclaration d'engagement par acte séparé dans les limites prévues par les instructions administratives en cause, c'est-à-dire dans le délai de réclamation courant à compter de l'acte d'acquisition. Il s'ensuit que c'est à juste titre qu'un tribunal déboute un redevable de sa demande tendant à bénéficier du régime prévu par l'article 710 du Code général des impôts, après avoir constaté que l'engagement prévu par ce texte, qui n'avait pas été souscrit lors de l'acquisition, l'avait été après l'expiration du délai pendant lequel l'omission pouvait être réparée.

Décision de référence : cc • N° 84-14.412 • 1986-02-18 • Consulter la décision →

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La situation

Le régime dérogatoire prévu par l'article 710 du Code général des impôts, indépendant de celui prévu par l'article 1115 du même Code en faveur des marchands de biens, n'est pas applicable de plein droit ; dès lors, un tribunal retient à bon droit qu'un marchand de biens n'ayant pas souscrit lors de l'acquisition d'un immeuble l'engagement de ne pas l'affecter pendant trois ans à un usage autre que l'habitation, ne peut bénéficier du régime prévu par l'article 710 ; la doctrine formellement admise par l'administration, lorsqu'elle est invoquée par le redevable, doit s'interpréter comme autorisant la déclaration d'engagement par acte séparé dans les limites prévues par les instructions administratives en cause, c'est-à-dire dans le délai de réclamation courant à compter de l'acte d'acquisition. Il s'ensuit que c'est à juste titre qu'un tribunal déboute un redevable de sa demande tendant à bénéficier du régime prévu par l'article 710 du Code général des impôts, après avoir constaté que l'engagement prévu par ce texte, qui n'avait pas été souscrit lors de l'acquisition, l'avait été après l'expiration du délai pendant lequel l'omission pouvait être réparée.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 84-14.412
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 février 1986

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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