Droit Immobilier

Lorsque la prestation compensatoire

📅 Décision du 15 avril 2015⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Lorsque la prestation compensatoire prend la forme d'une attribution de biens en propriété, son montant doit être précisé dans la décision qui la fixe

Décision de référence : cc • N° 14-11.575 • 2015-04-15 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Lorsque la prestation compensatoire prend la forme d'une attribution de biens en propriété, son montant doit être précisé dans la décision qui la fixe

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 14-11.575
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 15 avril 2015

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Achat d'un appartement issu d'une prestation compensatoire

Un jeune couple souhaite acheter un appartement à Lyon (69) auprès d'une vendeuse qui a reçu ce bien en prestation compensatoire lors de son divorce. Le jugement de divorce ne précise pas le montant de la prestation compensatoire, ce qui inquiète leur notaire.

Application pratique:

La décision de référence impose que le montant de la prestation compensatoire soit précisé dans la décision qui l'attribue en propriété. Les acheteurs doivent demander à la vendeuse d'obtenir une rectification du jugement de divorce pour y faire figurer la valeur du bien (par exemple 250 000 €). Cela sécurisera la transaction et évitera toute contestation ultérieure de l'ex-conjoint ou des services fiscaux. Ils doivent s'assurer auprès de leur notaire que cette exigence est remplie avant de signer l'acte authentique.

2

Propriétaire bailleur voulant vendre un bien reçu en divorce

Un propriétaire bailleur à Bordeaux (33) possède un immeuble de rapport reçu de son ex-épouse au titre de la prestation compensatoire. Le jugement de divorce n'indique pas le montant de cette prestation, ce qui bloque son projet de vente car la banque exige une origine de propriété claire.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, le montant de la prestation compensatoire doit être chiffré dans la décision. Le propriétaire doit saisir le juge aux affaires familiales d'une requête en interprétation ou en rectification pour faire préciser la valeur du bien à la date du divorce (par exemple 400 000 €). Cette démarche établira sans ambiguïté son droit de propriété et facilitera l'obtention d'un prêt ou la vente. Il doit rassembler les évaluations immobilières de l'époque et consulter un avocat spécialisé.

3

Indivision conflictuelle après prestation compensatoire non chiffrée

Deux frères et sœur sont en indivision sur une maison à Marseille (13). L'un des frères avait cédé une partie de ses droits à son ex-femme au titre de la prestation compensatoire, mais le jugement de divorce n'en précise pas le montant. L'ex-femme revendique aujourd'hui une part plus importante, bloquant la vente du bien.

Application pratique:

La décision de référence exige que le montant de la prestation compensatoire soit précisé lorsqu'elle prend la forme d'une attribution de biens. Ici, l'absence de chiffrage crée un litige sur la quote-part de l'ex-épouse. Les co-indivisaires doivent demander au tribunal une interprétation du jugement de divorce pour fixer la valeur de la prestation (par exemple 120 000 €) et ainsi déterminer la part exacte de chacun. Cela permettra de débloquer la vente et de répartir le prix conformément aux droits réels. Une consultation avec un avocat en droit immobilier est indispensable avant toute action.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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