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Droit Immobilier

Lorsqu'une location d'immeuble à usage

📅 Décision du 24 novembre 1976⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Lorsqu'une location d'immeuble à usage d'habitation, entrant dans le cadre de la loi du 1er septembre 1948, comporte accessoirement la location d'un terrain, l'indivisibilité du bail ne permet pas de soustraire ce terrain à l'application de cette loi, dès lors que l'usage agricole qui en a été fait a été jugé non fautif.

Décision de référence : cc • N° 75-13.379 • 1976-11-24 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Lorsqu'une location d'immeuble à usage d'habitation, entrant dans le cadre de la loi du 1er septembre 1948, comporte accessoirement la location d'un terrain, l'indivisibilité du bail ne permet pas de soustraire ce terrain à l'application de cette loi, dès lors que l'usage agricole qui en a été fait a été jugé non fautif.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 75-13.379
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 24 novembre 1976

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Locataire d'un appartement loi 1948 avec jardin potager

M. Dupont loue depuis 1985 un appartement de 60 m² à Paris 11e, soumis à la loi du 1er septembre 1948, avec un bail unique incluant un terrain de 200 m² attenant. Il y cultive des légumes pour sa consommation personnelle. Le propriétaire lui réclame la résiliation du bail pour usage agricole non prévu et souhaite louer séparément le terrain à un tiers.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 24 novembre 1976 établit que lorsqu'un bail d'habitation soumis à la loi de 1948 inclut accessoirement un terrain, l'indivisibilité du bail interdit de soustraire ce terrain à l'application de la loi, d'autant que l'usage agricole personnel a été jugé non fautif. M. Dupont doit conserver son bail et ses quittances de loyer, et rappeler au propriétaire que le terrain ne peut être loué séparément ni justifier une résiliation. En cas de contestation, il peut saisir le juge d'instance pour faire constater l'indivisibilité du bail et l'absence de faute.

2

Propriétaire bailleur tentant de scinder un bail mixte

Mme Martin possède à Lyon un immeuble dont un appartement de 75 m² est loué sous le régime de la loi de 1948 depuis 1978. Le bail inclut un terrain de 300 m² utilisé par le locataire comme verger. Mme Martin souhaite récupérer le terrain pour y construire un garage et propose au locataire une modification du bail avec augmentation de loyer.

Application pratique:

Cette jurisprudence s'applique directement : le bail étant indivisible, le terrain accessoire à l'habitation ne peut être soustrait à la loi de 1948, même si son usage est agricole, dès lors qu'il n'est pas fautif. Mme Martin ne peut ni scinder le bail, ni modifier unilatéralement les conditions, ni résilier pour ce motif. Elle doit conserver tous les actes et échanges avec le locataire, et renoncer à toute procédure d'expulsion fondée sur cet usage. Si elle souhaite récupérer le terrain, elle devra négocier une résiliation amiable avec indemnité ou attendre un motif légitime prévu par la loi de 1948.

3

Agent immobilier conseillant sur un bail loi 1948 avec terrain

Un agent immobilier gérant à Marseille un immeuble ancien doit répondre à un propriétaire qui conteste le bail d'un locataire occupant un appartement de 50 m² avec un jardin de 150 m² cultivé en potager, bail régi par la loi de 1948. Le propriétaire pense que la culture potagère constitue un changement d'usage fautif et veut réviser le loyer ou expulser.

Application pratique:

L'agent doit s'appuyer sur la décision du 24 novembre 1976 : le bail unique d'habitation incluant accessoirement un terrain forme un tout indivisible, soumis intégralement à la loi de 1948, et l'usage agricole non fautif n'autorise ni résiliation ni modification du loyer. Il doit expliquer au propriétaire qu'aucune procédure ne peut aboutir sur ce fondement et lui conseiller de conserver le bail et les échanges écrits. L'agent doit aussi vérifier que le bail ne comporte pas de clause interdisant l'usage agricole, mais même dans ce cas, la jurisprudence protège l'indivisibilité et l'usage non fautif. Il recommandera une consultation juridique avant toute action.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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