Droit Immobilier

Does not give a legal basis to its

📅 Décision du 08 October 2014⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

A court of appeal does not provide a legal basis for its decision with regard to articles L. 231-9 and L. 271-1 of the Construction and Housing Code when it holds that the contract for the construction of a detached house provides that the client has a period of seven days to withdraw, without investigating, as it was asked to do, whether the failure to notify the information notice had not prevented the seven-day period from starting to run.

Reference decision: cc • No. 13-20.294 • 2014-10-08 • Consult the decision →

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The situation

A court of appeal does not provide a legal basis for its decision with regard to articles L. 231-9 and L. 271-1 of the Construction and Housing Code when it holds that the contract for the construction of a detached house provides that the client has a period of seven days to withdraw, without investigating, as it was asked to do, whether the failure to notify the information notice had not prevented the seven-day period from starting to run.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Points to note

  • Strictly comply with statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (deeds, instruments, letters)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

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Informations juridiques

  • Numéro: 13-20.294
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 08 octobre 2014

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Annulation d’un contrat de construction par un primo-accédant

Un jeune couple de Rennes signe un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) pour 160 000 €. Le constructeur ne leur remet jamais la notice informative obligatoire sur le droit de rétractation. Trois semaines plus tard, ils trouvent une offre plus avantageuse et souhaitent se rétracter, mais le constructeur refuse en invoquant le dépassement du délai de 7 jours.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, l'absence de notification de la notice informative empêche le délai de rétractation de sept jours de courir. Le couple peut donc valablement annuler le contrat, même après trois semaines. Il doit adresser un courrier recommandé au constructeur en invoquant ce défaut d’information et, en cas de refus, saisir le tribunal pour faire constater la nullité de la rétractation tardive revendiquée par le professionnel.

2

Investisseur locatif : se dédire malgré un délai dépassé

Un investisseur de Lyon fait construire une maison destinée à la location pour 200 000 €. Le contrat est signé mais le constructeur omet de fournir la notice d’information sur le droit de rétractation. Deux mois après, l’investisseur découvre des antécédents litigieux du constructeur et souhaite renoncer au projet. Le constructeur argue que le délai de sept jours est écoulé.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle que si la notice n’a pas été notifiée, le point de départ du délai de sept jours n’est pas fixé, donc le droit de rétractation reste ouvert. L’investisseur doit rappeler au constructeur cette règle et exiger l’annulation du contrat. Faute d’accord, une action en justice peut être engagée pour faire reconnaître la persistance du droit de rétractation.

3

Conflit entre co-indivisaires sur une construction commune

Deux frères en indivision sur un terrain à Nice signent ensemble un CCMI pour y faire bâtir une résidence secondaire (180 000 €). Aucune notice de rétractation ne leur est remise. Suite à un désaccord, l’un des frères veut annuler le contrat le mois suivant, mais le constructeur et l’autre frère s’y opposent, prétendant que le délai de sept jours est passé.

Application pratique:

En application de cette décision, le frère souhaitant se rétracter peut légitimement le faire, car le délai de sept jours n’a jamais commencé à courir en l’absence de remise de la notice. Il lui suffit d’en informer le constructeur par écrit. Si l’autre co-indivisaire maintient son opposition, le juge pourra être saisi pour trancher le litige en s’appuyant sur la jurisprudence protectrice du maître d’ouvrage.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

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