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Droit Immobilier

Ne justifie pas sa décision, la Cour

📅 Décision du 25 mai 1982⚖️ Cour de cassation👁️ 4 vues📖 2 min de lecture

Ne justifie pas sa décision, la Cour qui déclare coupable d'infraction aux lois sur l'hygiène et la sécurité des travailleurs au regard des préposés d'une entreprise intervenante, le directeur de l'entreprise utilisatrice après avoir énoncé que l'organisation de la sécurité relevait du responsable de l'entreprise intervenante et sans constater si le prévenu s'était réservé la direction du travail confié à cette dernière.

Décision de référence : cc • N° 81-91.999 • 1982-05-25 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ne justifie pas sa décision, la Cour qui déclare coupable d'infraction aux lois sur l'hygiène et la sécurité des travailleurs au regard des préposés d'une entreprise intervenante, le directeur de l'entreprise utilisatrice après avoir énoncé que l'organisation de la sécurité relevait du responsable de l'entreprise intervenante et sans constater si le prévenu s'était réservé la direction du travail confié à cette dernière.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 81-91.999
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 25 mai 1982

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur à Lyon : chute sur un chantier de toiture

Vous êtes propriétaire bailleur d'un immeuble à Lyon. Vous confiez la réfection de la toiture à une entreprise de couverture pour un montant de 18 000 €. Un ouvrier chute d'un échafaudage non sécurisé et l'inspection du travail constate une infraction aux règles de sécurité. Le procureur envisage de vous poursuivre en tant que donneur d'ordre.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 25 mai 1982 rappelle que le dirigeant de l'entreprise utilisatrice n'est pénalement responsable des manquements à la sécurité des salariés de l'entreprise intervenante que s'il s'est réservé la direction des travaux. Pour vous protéger, limitez-vous à définir le résultat attendu (type de tuiles, délai, prix) sans donner d'instructions sur les méthodes de travail. Conservez le contrat et les échanges écrits montrant que l'entreprise de couverture était autonome pour l'organisation du chantier et la sécurité. En cas d'accident, produisez ces éléments pour démontrer que vous n'avez pas exercé de direction effective sur les ouvriers.

2

Accédant à Bordeaux : rénovation et consignes aux artisans

Vous venez d'acheter un appartement à rénover à Bordeaux pour 220 000 € et vous pilotez vous-même les travaux en donnant chaque matin des consignes précises aux ouvriers (emplacement des cloisons, ordre des tâches, utilisation d'un échafaudage particulier). Un contrôle de l'inspection du travail révèle des manquements à la sécurité sur ce chantier.

Application pratique:

Cet arrêt vous impose une vigilance : si vous donnez des instructions détaillées et quotidiennes aux salariés de l'entreprise, vous pouvez être considéré comme ayant réservé la direction du travail, et donc engager votre responsabilité pénale en cas d'infraction à la sécurité. Pour éviter ce risque, signez un contrat écrit avec l'entreprise précisant qu'elle est seule responsable de l'organisation, de la sécurité et de la conformité réglementaire de ses salariés. Ne transmettez vos souhaits qu'au chef d'entreprise et non directement aux ouvriers, et documentez vos échanges pour prouver que vous n'avez pas dirigé l'exécution.

3

Copropriétaire à Paris : accident d'un technicien d'ascenseur

Dans votre copropriété parisienne, le syndic a conclu un contrat de maintenance des ascenseurs avec une entreprise spécialisée. Un technicien intervenant sur une cabine est blessé faute de dispositif de sécurité. Le syndic est poursuivi pour infraction à la réglementation sur la sécurité des travailleurs, et l'assemblée générale s'inquiète des conséquences financières pour la copropriété.

Application pratique:

La décision du 25 mai 1982 précise que le représentant de l'entreprise utilisatrice (ici le syndic agissant pour le syndicat des copropriétaires) ne peut être condamné que s'il est établi qu'il s'était réservé la direction du travail confié à l'entreprise intervenante. En pratique, vérifiez que le contrat de maintenance stipule clairement que l'entreprise d'ascenseurs est seule responsable de la sécurité de ses salariés et de l'organisation des interventions. Demandez au syndic de ne donner aucune consigne technique aux techniciens et de conserver tous les documents contractuels ; en cas de poursuite, ces éléments permettront de démontrer l'absence de direction effective et d'éviter une condamnation pénale du syndic, donc une charge financière pour la copropriété.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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