Aller au contenu principal
Remembrement : die Regelmäßigkeit der Zusammensetzung des Sonderausschusses wird vermutet
Droit-immobilier

Remembrement : die Regelmäßigkeit der Zusammensetzung des Sonderausschusses wird vermutet

📅 Décision du 18 Mai 1967⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 5 min de lecture

Der Kassationsgerichtshof entscheidet, dass die Vertretung des Departementsdelegierten durch seinen Vertreter in einem Sonderausschuss für Remembrement als regelmäßig vermutet wird, was die Gültigkeit der getroffenen Entscheidungen auch bei einem Vertreterwechsel gewährleistet.

Décision de référence : cc • N° 66-10.023 • 1967-05-18 • Consulter la décision →

Imaginez : vous êtes propriétaire d'une parcelle de vigne à Palavas-les-Flots, dans l'Hérault. Depuis des années, vous exploitez ce terrain de 5 hectares, mais un projet de remembrement (réorganisation des parcelles agricoles) est lancé. Vous recevez une convocation pour une réunion de la commission spéciale de remembrement. Le jour venu, vous constatez que le délégué départemental du ministère de la Reconstruction et du Logement n'est pas présent ; c'est son représentant qui siège à sa place. Vous vous demandez : cette commission est-elle régulièrement composée ? Sa décision peut-elle être contestée ?

Cette question, apparemment technique, a été tranchée par la Cour de cassation dans un arrêt du 18 mai 1967 (n° 66-10.023). La Cour a jugé que le remplacement du délégué départemental par son représentant est présumé régulier : autrement dit, tant qu'on ne prouve pas une irrégularité, la commission est valablement constituée. Cette décision rassure les propriétaires et les associations syndicales de remembrement : les décisions prises ne peuvent être remises en cause sur ce seul motif.

Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous, propriétaire à Agde ou ailleurs ? Décryptons ensemble cette décision et ses implications pratiques.

Les faits : une histoire comme il en arrive chaque jour

L'affaire débute dans le Morbihan, mais elle aurait pu se dérouler dans n'importe quelle commune de France, y compris dans l'Hérault. Une association syndicale de remembrement (organisme regroupant des propriétaires pour réorganiser les terres) décide de procéder à un remembrement. La commission spéciale de remembrement, chargée de prendre les décisions, est convoquée. Mais le jour de la réunion, le délégué départemental du ministère de la Reconstruction et du Logement ne peut pas être présent. Il envoie son représentant pour le remplacer.

Deux sociétés, les Établissements Guyot et Cie et la Société anonyme des Établissements Kolorian, contestent les décisions de remembrement. Leur argument : la commission n'était pas régulièrement composée, car le représentant n'avait pas qualité pour remplacer le délégué titulaire. Elles saisissent la commission spéciale de remembrement du Morbihan, qui rejette leur demande. Les sociétés se pourvoient alors en cassation.

Devant la Cour de cassation, elles soutiennent que la composition de la commission était irrégulière. Mais la Cour ne les suit pas. Elle estime que le remplacement du délégué départemental par son représentant doit être présumé régulier, sauf preuve contraire. En l'absence de toute démonstration d'une irrégularité, la décision de la commission est valable.

Le raisonnement de la juridiction — décortiqué

La Cour de cassation, dans cet arrêt, applique un principe simple : la présomption de régularité des actes administratifs. En clair, tant que personne ne prouve que le remplacement était irrégulier, on considère qu'il est valable. Ce principe est fondamental en droit public et immobilier : il évite que des décisions soient systématiquement contestées pour des vices de forme mineurs.

Le fondement légal ici n'est pas un article du Code civil, mais les règles relatives à la composition des commissions de remembrement, issues du Code rural (aujourd'hui articles L. 121-1 et suivants). La Cour rappelle que le délégué départemental peut se faire représenter, et que ce choix est présumé régulier. Autrement dit, c'est à celui qui conteste de prouver l'irrégularité, pas à la commission de prouver sa régularité.

Ce raisonnement est conforme à une jurisprudence constante : les tribunaux sont réticents à annuler des décisions pour des motifs purement formels, surtout quand ils n'affectent pas le fond. Dans ma pratique, j'ai rencontré des dossiers où des propriétaires tentaient d'invalider des décisions d'urbanisme ou de remembrement en arguant d'un vice de procédure. Mais sans preuve tangible, ces arguments échouent souvent.

Attention toutefois : si une partie démontre que le représentant n'était pas habilité (par exemple, absence de délégation écrite), la décision pourrait être annulée. Mais en l'espèce, aucune preuve n'a été apportée.

Ce que ça change pour vous — concrètement

Pour un propriétaire bailleur à Agde : imaginez que votre parcelle soit incluse dans un remembrement. Vous recevez une notification de la commission. Si vous contestez sa composition parce que le délégué était remplacé, vous devrez prouver l'irrégularité. Sans preuve, votre recours sera rejeté. En pratique, cela signifie que les décisions de remembrement sont solides et difficiles à contester sur ce terrain.

Pour un locataire agricole : le remembrement peut modifier les parcelles que vous exploitez. Si vous estimez que la décision est injuste, vous ne pourrez pas vous appuyer sur un simple défaut de présence du délégué titulaire. Vous devrez arguer d'un vice plus substantiel, comme une erreur dans le calcul des surfaces ou une violation de vos droits.

Pour un acquéreur de terrain : avant d'acheter une parcelle ayant fait l'objet d'un remembrement, vérifiez que les décisions sont définitives. Un recours fondé sur la composition de la commission a peu de chances d'aboutir, ce qui sécurise l'opération.

Si vous êtes dans cette situation, vous devez savoir que les délais de recours sont généralement de deux m

Questions fréquentes

Puis-je contester une décision de remembrement parce que le délégué départemental était absent ?

Oui, mais vous devez prouver que son représentant n'était pas habilité. Sans preuve, la contestation sera rejetée.

Quels sont les délais pour contester une décision de remembrement ?

Vous disposez de deux mois à compter de la notification de la décision pour saisir le tribunal administratif.

Quel est le coût d'un recours contre une décision de remembrement ?

Les honoraires d'avocat varient entre 1 500 € et 5 000 €, auxquels s'ajoutent les frais de justice (timbre fiscal, etc.).

Que faire si je découvre une irrégularité après le délai de recours ?

Vous pouvez demander un réexamen amiable à l'administration, mais sans garantie de succès. Consultez un avocat rapidement.

Cette jurisprudence s'applique-t-elle à d'autres commissions administratives ?

Oui, le principe de présomption de régularité est général pour les commissions administratives, comme l'a confirmé le Conseil d'État.

Informations juridiques

  • Numéro: 66-10.023
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 mai 1967

Mots-clés

remembrementcommission spécialedélégué départementalprésomption de régularitéCour de cassation

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire contestant la composition de la commission de remembrement

Un propriétaire à Agde reçoit une décision de remembrement modifiant ses parcelles. Il constate que le délégué départemental était remplacé par un représentant. Sans preuve d'irrégularité, son recours est rejeté.

Application pratique:

Il doit prouver que le représentant n'avait pas de délégation écrite. Sinon, il peut contester sur le fond (ex: erreur de superficie) plutôt que sur la forme.

2

Locataire agricole impacté par un remembrement

Un locataire à Palavas-les-Flots voit ses terres modifiées. Il conteste la décision pour vice de forme, mais sans succès.

Application pratique:

Il doit se concentrer sur l'impact économique et ses droits de préemption, plutôt que sur la composition de la commission.

3

Acquéreur d'un terrain remembré

Un acheteur à Montpellier envisage d'acquérir une parcelle issue d'un remembrement. Il s'interroge sur la validité des décisions antérieures.

Application pratique:

La sécurité juridique est renforcée : sauf preuve d'irrégularité, les décisions sont valables. Il peut acheter en confiance, mais doit vérifier les délais de recours écoulés.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Droit-immobilier

Voir tout →

Servitude de passage et tierce opposition : protéger son droit d'accès en copropriété

Un copropriétaire peut-il s'opposer à la suppression d'une servitude de passage qui profite à son lot, même si le syndicat accepte la fin de l'enclave ? La Cour de cassation répond oui, reconnaissant un intérêt distinct pour agir en tierce opposition.

23 juil. 2026Lire →

Enclave et servitude : quand le droit du travail ne crée pas de passage forcé

La Cour de cassation rappelle que l'état d'enclave d'un fonds ne peut résulter des obligations réglementaires imposées aux entreprises en matière d'issues et dégagements. Ainsi, un propriétaire ne peut exiger un passage sur le fonds voisin au seul motif que son bâtiment doit respecter des normes de sécurité incendie.

23 juil. 2026Lire →

Lorsque, faute de convention écrite ou dans le silence, le préavis s'impose

Lorsque, faute de convention écrite ou dans le silence de cette convention, les parties à un contrat de transport public routier de marchandises n'ont pas stipulé une durée de préavis de rupture, cette durée est fixée par un contrat-type approuvé par décret pris en application de l'article L. 1432-4 du code des transports. Les dispositions de l'article L. 442-6, I, 5°, devenu L. 442-1, II, du code de commerce ne trouvent alors pas à s'appliquer. Il en va de même lorsque la convention écrite renvoie expressément à la clause du contrat-type fixant une telle durée. Lorsque les parties ont conclu un contrat écrit stipulant la durée du préavis de rupture, les dispositions de l'article L. 442-1, II, du code de commerce sont applicables. Dans cette hypothèse, l'auteur de la rupture qui a consenti à son partenaire un délai de préavis au moins égal à celui prévu au contrat-type dans sa version en vigueur à la date de la notification de la rupture, ne saurait voir sa responsabilité engagée sur le fondement de ce texte

23 juil. 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit droit-immobilier

Tous les articles Droit-immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Rechtsanwältin Maître Zakine, Doktor der Rechtswissenschaften

Beratung per Telefon und Videokonferenz — Schnelle Terminvergabe

Termin vereinbaren
1. Beratung 30 Minuten - 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide