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Si la vente de gré à gré d'un immeuble ne vaut que par ses actes postérieurs
Droit-immobilier

Si la vente de gré à gré d'un immeuble ne vaut que par ses actes postérieurs

📅 Décision du 11 juin 2014⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 2 min de lecture

Si la vente de gré à gré d'un immeuble compris dans l'actif du débiteur en liquidation judiciaire n'est réalisée que par l'accomplissement d'actes postérieurs à l'ordonnance du juge-commissaire qui l'a autorisée sur le fondement de l'article L. 622-16, alinéa 3, du code de commerce, dans sa rédaction antérieure à la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, elle n'en est pas moins parfaite dès l'ordonnance, sous la condition suspensive que cette décision acquière force de chose jugée. Dès lors, viole ce texte, la cour d'appel qui, pour considérer qu'une vente n'est pas parfaite, retient que l'ordonnance du juge-commissaire ne valant qu'autorisation pour le liquidateur de procéder à cette vente, elle ne pouvait se substituer au consentement à donner par ce dernier

Décision de référence : cc • N° 13-16.194 • 2014-06-11 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Si la vente de gré à gré d'un immeuble compris dans l'actif du débiteur en liquidation judiciaire n'est réalisée que par l'accomplissement d'actes postérieurs à l'ordonnance du juge-commissaire qui l'a autorisée sur le fondement de l'article L. 622-16, alinéa 3, du code de commerce, dans sa rédaction antérieure à la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, elle n'en est pas moins parfaite dès l'ordonnance, sous la condition suspensive que cette décision acquière force de chose jugée. Dès lors, viole ce texte, la cour d'appel qui, pour considérer qu'une vente n'est pas parfaite, retient que l'ordonnance du juge-commissaire ne valant qu'autorisation pour le liquidateur de procéder à cette vente, elle ne pouvait se substituer au consentement à donner par ce dernier

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 13-16.194
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 11 juin 2014

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Achat d'un bien en liquidation judiciaire

Sophie, acheteuse à Lyon, remporte une enchère pour un appartement vendu par un liquidateur judiciaire. L'ordonnance du juge-commissaire autorise la vente, mais le liquidateur tarde à signer l'acte définitif. Sophie s'inquiète : la vente est-elle déjà parfaite ?

Application pratique:

Selon la décision, la vente est parfaite dès l'ordonnance du juge-commissaire, sous condition suspensive de son caractère définitif. Sophie peut exiger la signature de l'acte sans attendre un nouveau consentement du liquidateur. Elle doit vérifier qu'aucun recours n'a été formé contre l'ordonnance. En cas de refus, elle peut saisir le tribunal pour faire constater la vente.

2

Vente d'un immeuble par un liquidateur

Maître Leroy, liquidateur à Marseille, obtient une ordonnance du juge-commissaire pour vendre un immeuble d'une société en liquidation. Avant la signature de l'acte, un créancier conteste l'ordonnance. Le liquidateur hésite à poursuivre la vente.

Application pratique:

La vente étant parfaite dès l'ordonnance, le liquidateur doit poursuivre la vente tant que l'ordonnance n'est pas annulée. Il doit informer l'acquéreur du recours et prévoir une clause dans l'acte pour gérer l'éventuelle annulation. Il peut demander au juge de statuer rapidement sur le recours pour sécuriser la vente.

3

Acquisition d'un immeuble en redressement judiciaire

Un investisseur, Paul, souhaite acheter un immeuble à Bordeaux appartenant à une société en redressement judiciaire. Le juge-commissaire autorise la vente, mais l'administrateur judiciaire n'a pas encore signé l'acte. Paul craint que l'administrateur ne se rétracte.

Application pratique:

La vente est parfaite dès l'ordonnance, donc l'administrateur ne peut pas se rétracter unilatéralement. Paul peut exiger la signature de l'acte et, en cas de refus, demander au juge-commissaire de constater la vente. Il doit s'assurer que l'ordonnance est définitive (pas de recours dans les délais). Il est conseillé de verser un acompte pour sceller l'accord.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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