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Droit Foncier

If it is true that the provisions of the

📅 Décision du 22 November 1977⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

While it is true that the provisions of the Town Planning Code allowing the subdivider to be required to carry out certain works necessary for servicing were enacted in the general interest, these texts nevertheless tend to protect lot purchasers, to whom the criminally sanctioned violation of the requirements laid down in such cases by the public authority may potentially cause direct and personal damage capable of serving, before the criminal courts, as the basis for a civil action for compensation independent of the contractual action (1).

Reference decision: cc • No. 76-92.606 • 1977-11-22 • View the decision →

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The situation

While it is true that the provisions of the Town Planning Code allowing the subdivider to be required to carry out certain works necessary for servicing were enacted in the general interest, these texts nevertheless tend to protect lot purchasers, to whom the criminally sanctioned violation of the requirements laid down in such cases by the public authority may potentially cause direct and personal damage capable of serving, before the criminal courts, as the basis for a civil action for compensation independent of the contractual action (1).

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly comply with the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title documents, deeds, letters)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

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Informations juridiques

  • Numéro: 76-92.606
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 22 novembre 1977

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur d'un terrain viabilisé non raccordé

Un primo-accédant achète un lot dans un lotissement à Bordeaux pour 120 000 €. Le permis d'aménager imposait au lotisseur de réaliser la voirie et l'assainissement dans un délai de 18 mois. Deux ans après la vente, les travaux ne sont toujours pas faits et l'acheteur ne peut pas construire sa maison.

Application pratique:

La décision de 1977 permet à l'acquéreur d'un lot de se constituer partie civile dans la procédure pénale engagée contre le lotisseur pour violation des prescriptions d'urbanisme. Il doit rassembler son acte de vente, le permis d'aménager et tout courrier échangé avec le lotisseur, puis demander réparation du préjudice subi (frais de relogement, perte de valeur du terrain) devant le juge pénal, indépendamment de toute action contractuelle.

2

Investisseur locatif bloqué par des voiries inachevées

Un propriétaire bailleur a acheté un terrain à bâtir dans un lotissement à Lille pour 180 000 € afin d'y construire une maison locative. Le lotisseur devait installer l'eau et l'électricité en bordure de lot sous 12 mois, mais rien n'a été fait après 18 mois. L'investisseur ne peut pas louer et perd environ 900 € de loyer mensuel.

Application pratique:

Grâce à cette jurisprudence, le bailleur peut se joindre à l'action pénale contre le lotisseur pour obtenir réparation de son préjudice économique (perte de loyers). Il doit conserver toutes les preuves du manquement (constats d'huissier, échanges avec le lotisseur, estimations locatives) et chiffrer précisément son manque à gagner. L'action civile devant le juge pénal est indépendante de l'action contractuelle, ce qui évite un second procès.

3

Copropriétaire victime d'un lotisseur défaillant pour les espaces verts

Dans un lotissement résidentiel à Lyon, le lotisseur devait aménager des espaces verts et un bassin de rétention des eaux pluviales. Ces travaux n'ont jamais été réalisés et, lors d'orages, le sous-sol d'un copropriétaire est inondé à plusieurs reprises, causant 8 000 € de dégâts. Le lotisseur fait l'objet de poursuites pénales pour non-respect du permis d'aménager.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation reconnaît que la violation des prescriptions d'urbanisme peut causer un préjudice direct et personnel à chaque acquéreur de lot. Le copropriétaire sinistré peut donc se constituer partie civile dans la procédure pénale pour obtenir réparation de ses dommages matériels (remplacement du mobilier, travaux d'étanchéité), sans attendre l'issue d'une action du syndicat des copropriétaires. Il doit réunir les preuves des inondations (photos, factures, témoignages) et les déposer au dossier pénal.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

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