Droit Immobilier

Un mur construit en moellons, édifié

📅 Décision du 14 Februar 1979⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Un mur construit en moellons, édifié pour maintenir les terres du fonds supérieur, constitue un bâtiment au sens de l'article 1386 du Code civil.

Décision de référence : cc • N° 77-11.284 • 1979-02-14 • Consulter la décision →

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La situation

Un mur construit en moellons, édifié pour maintenir les terres du fonds supérieur, constitue un bâtiment au sens de l'article 1386 du Code civil.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
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Informations juridiques

  • Numéro: 77-11.284
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 14 février 1979

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Mur de soutènement effondré : qui est responsable ?

À Nice, le mur de soutènement en moellons d'un propriétaire s'effondre après de fortes pluies, entraînant un glissement de terrain qui endommage le jardin et la clôture du voisin. Les dégâts sont estimés à 15 000 euros.

Application pratique:

Selon la décision de la Cour de cassation du 14 février 1979, ce mur en moellons est considéré comme un bâtiment au sens de l'article 1386 du Code civil (devenu 1244). Le propriétaire est donc présumé responsable des dommages causés par sa ruine, sauf à prouver une cause étrangère (force majeure, faute de la victime). Il doit immédiatement déclarer le sinistre à son assureur responsabilité civile, faire constater les causes par un expert, et engager des travaux de confortement pour éviter une aggravation. Il est aussi conseillé de vérifier si un défaut d'entretien antérieur pourrait engager la responsabilité d'un précédent propriétaire ou d'un constructeur.

2

Acheteur : vérifier le mur de soutènement avant l'achat

Un primo-accédant à Lyon s'apprête à signer un compromis de vente pour une maison avec un mur de soutènement en pierres qui retient le jardin supérieur. Il remarque des fissures importantes et s'interroge sur sa future responsabilité en cas d'effondrement.

Application pratique:

La décision de 1979 confirme qu'un tel mur est un bâtiment et engage la responsabilité du propriétaire en cas de ruine, même sans faute. Avant de signer, l'acheteur doit faire inspecter le mur par un bureau d'études structure (coût environ 500 à 1 000 €) pour évaluer son état et les risques. Il peut négocier une baisse du prix ou exiger que le vendeur réalise les réparations avant la vente. Il est prudent d'insérer une condition suspensive dans le compromis subordonnant la vente à un rapport favorable. Il doit aussi se renseigner sur l'historique d'entretien et les éventuels sinistres antérieurs.

3

Copropriété : mur de soutènement commun effondré, qui paie ?

Dans une copropriété à Marseille, un mur de soutènement en moellons situé sur les parties communes s'effondre et endommage la terrasse de l'immeuble voisin. Les réparations du mur sont estimées à 30 000 euros et les dommages au voisin à 20 000 euros. Le syndicat des copropriétaires hésite entre assurance et répartition des coûts.

Application pratique:

En application de la jurisprudence, ce mur étant un bâtiment, le syndicat des copropriétaires, en tant que propriétaire, est responsable de plein droit des dommages causés par sa ruine au titre de l'article 1386 (1244) du Code civil. Le syndic doit vérifier si le contrat d'assurance de la copropriété couvre les dommages aux tiers et les frais de réparation (garantie responsabilité civile et dommages aux biens). Si l'effondrement résulte d'un défaut d'entretien, l'assureur peut appliquer une franchise ou refuser la prise en charge ; dans ce cas, les copropriétaires devront contribuer selon leurs tantièmes. Il est également possible de rechercher la responsabilité du syndic précédent pour négligence dans l'entretien des parties communes.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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