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Droit Immobilier

Une fois adopté le principe de la

📅 Décision du 02 octobre 2013⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Une fois adopté le principe de la réalisation de travaux de rénovation du système de collecte des eaux usées par l'assemblée générale, le syndicat des copropriétaires est dans l'obligation de mettre le réseau en conformité avec les normes environnementales existantes qui imposent un réseau séparatif et les décisions relatives à ces travaux sont en conséquence soumises à la majorité de l'article 25 e) de la loi du 10 juillet 1965

Décision de référence : cc • N° 12-17.084 • 2013-10-02 • Consulter la décision →

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La situation

Une fois adopté le principe de la réalisation de travaux de rénovation du système de collecte des eaux usées par l'assemblée générale, le syndicat des copropriétaires est dans l'obligation de mettre le réseau en conformité avec les normes environnementales existantes qui imposent un réseau séparatif et les décisions relatives à ces travaux sont en conséquence soumises à la majorité de l'article 25 e) de la loi du 10 juillet 1965

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 12-17.084
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 02 octobre 2013

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Copropriétaire contestant la majorité requise pour des travaux d'assainissement

À Lyon, M. Dupont, copropriétaire, s'oppose à un projet de 80 000 € de mise en séparatif du réseau d'eaux usées voté à la majorité de l'article 25. Il estime qu'une majorité simple suffisait et envisage un recours dans les 2 mois.

Application pratique:

La décision de 2013 confirme que les travaux de mise en conformité environnementale pour un réseau séparatif sont soumis à la majorité renforcée de l'article 25 e) de la loi du 10 juillet 1965. M. Dupont doit vérifier si les conditions de vote (double majorité : majorité des voix de tous les copropriétaires + majorité des présents ou représentés) ont été respectées. Si ce n'est pas le cas, il dispose d'un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal pour contester la résolution devant le tribunal judiciaire. Il doit conserver tous les documents relatifs à l'assemblée générale et, en cas de doute, consulter un avocat spécialisé.

2

Syndic préparant un vote pour des travaux d'eaux usées obligatoires

À Bordeaux, le syndic bénévole M. Martin doit inscrire à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale la rénovation du collecteur d'eaux usées, estimée à 65 000 €, mais certains copropriétaires refusent de voter ces travaux qu'ils jugent non urgents.

Application pratique:

La jurisprudence rappelle que dès lors que le principe des travaux a été adopté, le syndicat doit mettre le réseau en conformité avec les normes environnementales, et ces décisions relèvent impérativement de la majorité de l'article 25 e). M. Martin doit rédiger une résolution précisant l'obligation légale et le fondement juridique (art. 25 e)), joindre des devis détaillés, et informer clairement les copropriétaires que le vote requiert cette majorité qualifiée. Il doit s'assurer que la convocation est envoyée au moins 21 jours avant l'AG et conserver tous les justificatifs. En cas de blocage, il pourra saisir le juge pour faire constater l'obligation.

3

Propriétaire bailleur bloqué par une copropriété sans réseau séparatif

À Paris, Mme Lefèvre, propriétaire d'un appartement loué dans une copropriété des années 1970, peine à vendre son bien car le réseau d'assainissement unitaire n'est pas aux normes, et l'assemblée générale n'arrive pas à dégager de majorité pour engager les travaux de 90 000 €.

Application pratique:

La décision du 2 octobre 2013 établit que les travaux de mise en conformité pour un réseau séparatif sont obligatoires et soumis à l'article 25 e). Mme Lefèvre peut s'appuyer sur cette jurisprudence pour convaincre les autres copropriétaires de la nécessité de voter ces travaux sous peine d'engager leur responsabilité et de risquer des sanctions administratives. Elle peut aussi, lors de la vente, informer l'acheteur de cette obligation en cours et négocier une baisse de prix, mais il est préférable de provoquer une nouvelle AG en demandant l'inscription de la question à l'ordre du jour et en rappelant le caractère impératif de la mise aux normes.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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