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Droit Immobilier

Diritti di abitazione e uso del coniuge superstite: la Corte di Cassazione precisa la portata dell'articolo 764 del codice civile

📅 Décision du 25 settembre 2013⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Una corte d'appello, avendo rilevato che due lotti, dipendenti totalmente da una successione, erano distinti e che solo uno di essi era effettivamente occupato a titolo di abitazione principale dal defunto e dalla sua sposa all'epoca del decesso, ad esclusione dell'altro, che non ne era affatto accessorio, ne deduce esattamente che i diritti vitalizi dell'articolo 764 del codice civile erano limitati al primo lotto summenzionato

Decisione di riferimento : cc • N° 12-21.569 • 2013-09-25 • Consulta la decisione →

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La situazione

Una corte d'appello, avendo rilevato che due lotti, dipendenti totalmente da una successione, erano distinti e che solo uno di essi era effettivamente occupato a titolo di abitazione principale dal defunto e dalla sua sposa all'epoca del decesso, ad esclusione dell'altro, che non ne era affatto accessorio, ne deduce esattamente che i diritti vitalizi dell'articolo 764 del codice civile erano limitati al primo lotto summenzionato

Cosa dice la legge

Questa decisione conferma i principi fondamentali del diritto di proprietà.

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Informations juridiques

  • Numéro: 12-21.569
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 25 septembre 2013

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Veuve souhaitant occuper deux résidences sans loyer

Mme Laurent, 72 ans, vit à Bordeaux (Gironde). Son mari décédé possédait une maison principale à Bordeaux et un appartement de vacances à Arcachon. Elle pense pouvoir occuper les deux biens gratuitement grâce au droit viager du conjoint survivant.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation limite le droit viager de l'article 764 au seul lot occupé comme habitation principale au décès, soit la maison de Bordeaux. Mme Laurent n'a donc aucun droit d'occupation sur l'appartement d'Arcachon. Elle doit soit le restituer aux héritiers, soit signer un bail avec eux si elle souhaite l'occuper. Elle devrait conserver tout justificatif (factures, avis d'imposition) prouvant que Bordeaux était sa résidence principale, et consulter un avocat pour négocier une solution.

2

Héritier contestant le droit viager de la belle-mère

M. Petit, héritier de son père décédé à Lyon (Rhône), voit sa belle-mère réclamer un droit viager sur l'ensemble de la succession, qui comprend une maison à Lyon, un appartement locatif à Villeurbanne et des terres agricoles dans la Drôme. Elle affirme avoir vécu avec le défunt dans tous ces lieux.

Application pratique:

Cette jurisprudence permet à M. Petit de s'opposer à la demande de la belle-mère : le droit viager ne porte que sur le lot constituant l'habitation principale effective au moment du décès, et non sur les autres biens distincts. M. Petit doit réunir des preuves (attestations, factures, relevés bancaires) pour établir que seule la maison de Lyon était le domicile principal. Il devra ensuite faire constater par un notaire que les autres lots ne sont pas accessoires, afin de limiter les droits de la belle-mère et de pouvoir disposer librement des biens locatifs et agricoles.

3

Notaire devant délimiter le droit viager du conjoint

Maître Dupont, notaire à Lille (Nord), est chargé d'une succession complexe : le défunt possédait une maison principale à Lille et un chalet dans le Pas-de-Calais. La veuve revendique un droit d'habitation sur les deux lots, arguant qu'ils formaient un ensemble.

Application pratique:

Selon la décision de 2013, Maître Dupont doit distinguer les lots et vérifier lequel était réellement l'habitation principale au décès. Il doit limiter le droit viager de la veuve au seul lot de Lille, à moins que le chalet ne soit prouvé comme accessoire (ex. dépendance). Il devra refuser de rédiger l'acte attribuant un droit sur les deux biens et expliquer à la veuve qu'elle peut toutefois rester dans le chalet si elle conclut un bail avec les héritiers. En cas de doute, il doit conseiller aux parties de saisir le juge et de conserver toutes les pièces justifiant de la résidence principale.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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