Droit Immobilier

Ayant constaté que le dispositif

📅 Décision du 19 novembre 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Ayant constaté que le dispositif installé par un copropriétaire sur l'emplacement de stationnement dont il avait la jouissance exclusive et destiné à empêcher tout stationnement de véhicule autre que le sien avait un aspect discret par ses formes et dimensions et était fixé dans le sol par un ancrage léger et superficiel, une cour d'appel, qui a retenu que ce dispositif ne pouvait être considéré comme de nature à affecter, au sens de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965, le sol, partie commune de l'immeuble, a pu en déduire que la pose de ce matériel ne nécessitait pas l'autorisation de l'assemblée générale.

Décision de référence : cc • N° 95-20.079 • 1997-11-19 • Consulter la décision →

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La situation

Ayant constaté que le dispositif installé par un copropriétaire sur l'emplacement de stationnement dont il avait la jouissance exclusive et destiné à empêcher tout stationnement de véhicule autre que le sien avait un aspect discret par ses formes et dimensions et était fixé dans le sol par un ancrage léger et superficiel, une cour d'appel, qui a retenu que ce dispositif ne pouvait être considéré comme de nature à affecter, au sens de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965, le sol, partie commune de l'immeuble, a pu en déduire que la pose de ce matériel ne nécessitait pas l'autorisation de l'assemblée générale.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
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Informations juridiques

  • Numéro: 95-20.079
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 19 novembre 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Copropriétaire menacé de retirer sa borne escamotable

M. Dupont, copropriétaire à Lyon, a installé une borne escamotable discrète (20 cm de haut, ancrage léger) sur son emplacement de parking exclusif. Le syndic lui réclame l'autorisation de l'assemblée générale sous peine de retrait.

Application pratique:

La jurisprudence indique qu'un tel dispositif, par son aspect discret et son ancrage superficiel, n'affecte pas le sol (partie commune) au sens de l'article 25. M. Dupont peut donc maintenir sa borne sans autorisation, à condition qu'elle ne cause aucun dommage. Il doit conserver preuve de la légèreté de l'installation (facture, photos) et rappeler cette décision au syndic par courrier recommandé.

2

Primo-accédant qui sécurise sa place de parking future

Mme Martin, primo-accédante à Bordeaux, achète un appartement avec un parking extérieur attribué en jouissance exclusive. Avant de signer, elle craint le stationnement sauvage et envisage d'installer un arceau amovible léger.

Application pratique:

Grâce à cette décision, Mme Martin sait qu'elle pourra installer un arceau discret (80 cm de haut, ancré au sol par des chevilles légères) sans demander l'accord de la copropriété, car il ne modifie pas les parties communes. Elle prévoira un budget d'environ 150 € pour un modèle homologué et veillera à ce que l'installation reste facilement démontable et sans dégradation du revêtement.

3

Bailleur qui réserve une place pour son locataire

M. Lefèvre, propriétaire bailleur à Nice, loue un studio avec un parking extérieur. Son locataire se plaint d'occupations abusives. Il veut poser une barre pivotante avec cadenas pour sécuriser la place.

Application pratique:

L'arrêt confirme qu'une barre pivotante discrète (longueur 2 m, fixée par un seul ancrage superficiel) sur une place privative ne nécessite pas de vote en AG. M. Lefèvre peut la faire installer immédiatement, à ses frais (environ 200 €), en s'assurant qu'elle n'abîme pas le sol et qu'elle reste conforme au règlement de copropriété. Il informera simplement le syndic de cette installation non soumise à autorisation.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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