Bail commercial : prescription inapplicable après un congé accepté
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Bail commercial : prescription inapplicable après un congé accepté

📅 Décision du 11 janvier 1965⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 2 min de lecture

INTERPRETANT LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES, LA COUR D'APPEL, QUI A CONSTATE QU'ANTERIEUREMENT AU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, LE BAILLEUR ET LE PRENEUR D'UN BAIL COMMERCIAL ONT ETE D'ACCORD POUR Y METTRE FIN APRES LA DELIVRANCE D'UN CONGE ET POUR Y SUBSTITUER UNE CONVENTION D'OCCUPATION PRECAIRE, A PU DECLARER LA PRESCRIPTION BIENNALE, PREVUE A L'ARTICLE 33 DUDIT DECRET, INAPPLICABLE A L'ACTION EN EXPULSION FORMEE PAR LE BAILLEUR APRES LA PUBLICATION DU DECRET ET ACCUEILLIR CETTE ACTION, DES LORS QU'ELLE A RECONNU, A BON DROIT, QUE CETTE CONVENTION ETAIT "PARFAITEMENT VALABLE", AUCUN TEXTE POSTERIEUR NE PERMETTANT "LA MISE A NEANT D'UNE SITUATION JURIDIQUE" A LAQUELLE LE PRENEUR AVAIT LIBREMENT CONSENTI, ET QU'EN RAISON DE LA NATURE DE LADITE CONVENTION QUI N'ETAIT PAS REGIE PAR LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, AUCUNE DES DISPOSITIONS DE CE DECRET NE POUVAIT EN L'ESPECE ETRE APPLIQUEE PAR DES JUGES DONT LA COMPETENCE N'AVAIT, D'AILLEURS, PAS ETE CONTESTEE PAR LE PRENEUR.

Décision de référence : cc • N° 60-10.067 • 1965-01-11 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

INTERPRETANT LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES, LA COUR D'APPEL, QUI A CONSTATE QU'ANTERIEUREMENT AU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, LE BAILLEUR ET LE PRENEUR D'UN BAIL COMMERCIAL ONT ETE D'ACCORD POUR Y METTRE FIN APRES LA DELIVRANCE D'UN CONGE ET POUR Y SUBSTITUER UNE CONVENTION D'OCCUPATION PRECAIRE, A PU DECLARER LA PRESCRIPTION BIENNALE, PREVUE A L'ARTICLE 33 DUDIT DECRET, INAPPLICABLE A L'ACTION EN EXPULSION FORMEE PAR LE BAILLEUR APRES LA PUBLICATION DU DECRET ET ACCUEILLIR CETTE ACTION, DES LORS QU'ELLE A RECONNU, A BON DROIT, QUE CETTE CONVENTION ETAIT "PARFAITEMENT VALABLE", AUCUN TEXTE POSTERIEUR NE PERMETTANT "LA MISE A NEANT D'UNE SITUATION JURIDIQUE" A LAQUELLE LE PRENEUR AVAIT LIBREMENT CONSENTI, ET QU'EN RAISON DE LA NATURE DE LADITE CONVENTION QUI N'ETAIT PAS REGIE PAR LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, AUCUNE DES DISPOSITIONS DE CE DECRET NE POUVAIT EN L'ESPECE ETRE APPLIQUEE PAR DES JUGES DONT LA COMPETENCE N'AVAIT, D'AILLEURS, PAS ETE CONTESTEE PAR LE PRENEUR.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 60-10.067
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 11 janvier 1965

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bail commercial transformé en occupation précaire

Un bailleur à Lyon a donné congé à son locataire commercial. Les deux parties ont convenu de mettre fin au bail et de signer une convention d'occupation précaire. Deux ans plus tard, le bailleur souhaite expulser l'occupant, mais celui-ci invoque la prescription biennale du décret de 1953.

Application pratique:

Cette décision confirme que la convention d'occupation précaire librement consentie n'est pas régie par le statut des baux commerciaux. La prescription biennale ne s'applique pas. Le bailleur peut donc agir en expulsion sans être limité par ce délai. Il doit conserver la convention écrite et prouver l'accord des parties.

2

Expulsion après accord amiable de résiliation

Un propriétaire à Paris et son locataire commercial décident de mettre fin au bail par consentement mutuel. Ils signent un acte de résiliation et le locataire reste dans les lieux sans nouveau bail. Le propriétaire souhaite récupérer son local après un an.

Application pratique:

L'accord de résiliation met fin au statut protégé du bail commercial. Le locataire devient occupant sans droit au renouvellement. Le propriétaire peut demander l'expulsion sans respecter les délais de prescription du décret de 1953. Il doit agir rapidement et notifier un congé pour occupation précaire.

3

Prescription biennale écartée pour occupation précaire

À Marseille, un bailleur a signé une convention d'occupation précaire avec un commerçant après la fin du bail commercial. Trois ans plus tard, le bailleur engage une action en expulsion. L'occupant prétend que l'action est prescrite depuis deux ans.

Application pratique:

La convention d'occupation précaire n'est pas soumise au décret de 1953, donc la prescription biennale ne s'applique pas. L'action en expulsion peut être intentée même après deux ans. Le bailleur doit prouver que la convention était précaire et non un bail déguisé. Il est conseillé de faire rédiger la convention par un avocat.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Lorsque, faute de convention écrite ou

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