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Dès lors qu'il s'agit, pour un vendeur
Droit Immobilier

Dès lors qu'il s'agit, pour un vendeur

📅 Décision du 1988年12月20日⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Dès lors qu'il s'agit, pour un vendeur professionnel de limiter sa responsabilité, non à raison des vices cachés de la chose vendue, mais des défauts de conformité de la marchandise livrée, les juges du fond n'ont pas à rechercher pour déclarer la clause opposable à l'acquéreur, si ce dernier était un professionnel de même spécialité que le vendeur.

Décision de référence : cc • N° 87-16.369 • 1988-12-20 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Dès lors qu'il s'agit, pour un vendeur professionnel de limiter sa responsabilité, non à raison des vices cachés de la chose vendue, mais des défauts de conformité de la marchandise livrée, les juges du fond n'ont pas à rechercher pour déclarer la clause opposable à l'acquéreur, si ce dernier était un professionnel de même spécialité que le vendeur.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 87-16.369
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 décembre 1988

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Carreleur-vendeur limite sa garantie sur carrelage non conforme

Un négociant en matériaux de Lyon vend à un particulier, M. Durand, 80 m² de carrelage grès cérame pour 4 800 €. Le bon de commande prévoit que la responsabilité du vendeur est limitée au remplacement de la marchandise. À la livraison, la teinte et le calibre ne correspondent pas à la référence commandée.

Application pratique:

Il s'agit d'un défaut de conformité (la chose livrée n'est pas celle commandée) et non d'un vice caché (défaut interne non visible). Selon la Cour de cassation (20 décembre 1988, n° 87-16.369), le juge n'a pas à vérifier si l'acheteur est un professionnel de la même spécialité que le vendeur pour appliquer la clause limitative. M. Durand doit donc relire ses conditions de vente avant de signer, signaler par écrit (lettre recommandée) la non-conformité dès la livraison, et exiger le remplacement prévu. Il ne doit pas poser le carrelage, car cela pourrait être interprété comme une acceptation.

2

Promoteur impose une clause limitative pour des menuiseries livrées

Une petite société de rénovation à Nantes achète 24 fenêtres PVC à un fabricant pour 18 000 €. Les conditions générales limitent la responsabilité du fabricant à la reprise des produits en cas de non-conformité. Les fenêtres livrées ont des dimensions différentes de celles commandées, ce qui retarde le chantier de trois semaines.

Application pratique:

La clause vise un défaut de conformité, et non un vice caché : elle peut être opposée à l'acheteur sans que le juge examine s'il est du même métier que le vendeur. Le fabricant pourra donc se prévaloir de la limitation à la reprise des produits. La société doit négocier avant la commande les conditions générales (plafonds d'indemnisation, pénalités de retard), faire valider les cotes par écrit avant fabrication, et consigner des réserves précises sur le bon de livraison. Il faut aussi vérifier si une faute lourde du vendeur pourrait écarter la clause.

3

Copropriétaire achète des radiateurs non conformes pour l'immeuble

Mme Lefèvre, syndic bénévole d'une petite copropriété à Bordeaux, commande 12 radiateurs électriques à 3 600 € auprès d'un distributeur. Les conditions de vente excluent tout dédommagement en cas de non-conformité, sauf échange du matériel. Les radiateurs reçus ont une puissance inférieure à celle indiquée sur le devis.

Application pratique:

Cette clause concerne la conformité de la marchandise livrée, et la jurisprudence de 1988 permet de l'opposer à l'acquéreur même non professionnel. Mme Lefèvre ne peut donc pas compter sur des dommages-intérêts importants si la clause est valable, mais l'échange reste dû. Elle doit refuser la livraison ou formuler des réserves écrites, demander par lettre recommandée l'échange des radiateurs aux normes commandées, et informer l'assemblée générale. Avant tout achat futur, elle doit lire les clauses limitatives et faire préciser par écrit les caractéristiques techniques exigées.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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