Droit Immobilier

Doit être cassée l'ordonnance

📅 Décision du 28 mai 1970⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Doit être cassée l'ordonnance d'expropriation qui ne précise pas si l'affichage de l'arrêt préfectoral ordonnant l'enquête parcellaire a été effectué à une date antérieure à l'ouverture de l'enquête et des énonciations de laquelle il résulte que cette enquête n'a pas eu la durée de quinze fois 24 heures.

Décision de référence : cc • N° 69-70.145 • 1970-05-28 • Consulter la décision →

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La situation

Doit être cassée l'ordonnance d'expropriation qui ne précise pas si l'affichage de l'arrêt préfectoral ordonnant l'enquête parcellaire a été effectué à une date antérieure à l'ouverture de l'enquête et des énonciations de laquelle il résulte que cette enquête n'a pas eu la durée de quinze fois 24 heures.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 69-70.145
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 mai 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Expropriation d'un immeuble locatif à Lyon

M. Dupont, propriétaire bailleur d'un immeuble de 6 logements à Lyon (69003), reçoit une ordonnance d'expropriation pour la construction d'une nouvelle ligne de métro. L'enquête parcellaire n'a duré que 10 jours consécutifs au lieu des 15 requis.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 28 mai 1970 impose que l'affichage de l'arrêté préfectoral soit antérieur à l'ouverture de l'enquête et que celle-ci dure exactement quinze fois 24 heures. Ici, la durée insuffisante est un vice de procédure substantiel. M. Dupont doit saisir le juge de l'expropriation pour demander l'annulation de l'ordonnance sur ce fondement, en produisant le calendrier de l'enquête.

2

Primo-accédant menacé d'expropriation à Bordeaux

Mme Martin, primo-accédante, a acheté un appartement à Bordeaux (33000) en 2023. Elle découvre que le terrain est visé par une expropriation pour un projet de rocade. L'arrêté préfectoral d'ouverture d'enquête parcellaire a été affiché le jour même du début de l'enquête, sans preuve d'antériorité.

Application pratique:

Selon la jurisprudence citée, l'ordonnance d'expropriation est nulle si l'affichage n'est pas démontré comme antérieur à l'ouverture de l'enquête. Mme Martin doit vérifier les dates exactes d'affichage et d'ouverture, puis contester l'ordonnance devant le juge judiciaire en invoquant ce vice de procédure. Elle doit conserver tout document prouvant l'irrégularité.

3

Copropriétaires en conflit sur expropriation à Marseille

Dans une copropriété à Marseille (13008), le syndicat des copropriétaires est divisé sur l'expropriation d'une partie des parties communes pour un tramway. L'ordonnance d'expropriation ne mentionne pas la date d'affichage de l'arrêté préfectoral ni la durée de l'enquête parcellaire.

Application pratique:

La décision de 1970 exige que l'ordonnance précise que l'affichage a eu lieu avant l'ouverture de l'enquête et que celle-ci a duré quinze fois 24 heures. En l'absence de ces énonciations, un copropriétaire peut demander l'annulation de l'ordonnance. Il est conseillé de mandater un avocat spécialisé pour vérifier le dossier d'expropriation et intenter un recours dans les délais légaux.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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