Droit Immobilier

Doit être cassée, pour vices de forme,

📅 Décision du 29 aprile 1970⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Doit être cassée, pour vices de forme, l'ordonnance d'expropriation qui ne fait mention ni des dates d'ouverture et de clôture de l'enquête parcellaire, ni du procès-verbal de cette enquête, ni des dates des formalités relatives aux publications individuelles et collectives, ni de la désignation du commissaire enquêteur, ni de l'avis de ce dernier, et qui ne contient ni en annexe ni autrement l'avis de la commission de contrôle des opérations immobilières ou la copie de l'attestation du préfet certifiant que l'avis de cette commission n'est pas nécessaire en l'espèce.

Décision de référence : cc • N° 69-70.152 • 1970-04-29 • Consulter la décision →

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La situation

Doit être cassée, pour vices de forme, l'ordonnance d'expropriation qui ne fait mention ni des dates d'ouverture et de clôture de l'enquête parcellaire, ni du procès-verbal de cette enquête, ni des dates des formalités relatives aux publications individuelles et collectives, ni de la désignation du commissaire enquêteur, ni de l'avis de ce dernier, et qui ne contient ni en annexe ni autrement l'avis de la commission de contrôle des opérations immobilières ou la copie de l'attestation du préfet certifiant que l'avis de cette commission n'est pas nécessaire en l'espèce.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 69-70.152
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 29 avril 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Expropriation d'un immeuble locatif à Lyon

M. Dupont, propriétaire bailleur à Lyon, possède un immeuble de 6 logements tous loués. La métropole de Lyon engage une expropriation pour créer une nouvelle ligne de tramway. Il reçoit une ordonnance d'expropriation qui ne mentionne ni les dates d'ouverture et de clôture de l'enquête parcellaire, ni le procès-verbal de cette enquête, ni les dates de publication individuelle et collective, ni le nom du commissaire enquêteur et son avis, et n'annexe pas l'avis de la commission de contrôle des opérations immobilières.

Application pratique:

Selon la décision de la Cour de cassation du 29 avril 1970, une ordonnance d'expropriation doit comporter toutes ces mentions et annexes sous peine de nullité pour vices de forme. M. Dupont doit vérifier immédiatement l'ordonnance reçue et, si ces éléments manquent, former un recours devant le juge de l'expropriation dans le délai de 15 jours à compter de la notification. Il doit rassembler tous les documents reçus et contacter un avocat spécialisé en droit de l'expropriation pour contester la validité de l'ordonnance et demander son annulation.

2

Premier achat immobilier menacé d'expropriation à Bordeaux

Mme Martin a acheté sa première maison à Bordeaux il y a 6 mois. Elle découvre que sa parcelle est incluse dans un projet de prévention des inondations et qu'une ordonnance d'expropriation a été rendue. L'ordonnance qui lui est notifiée ne contient pas le procès-verbal de l'enquête parcellaire, ni les dates de publication collective, ni l'attestation du préfet certifiant que l'avis de la commission de contrôle n'est pas nécessaire.

Application pratique:

Cette décision rappelle que toute ordonnance d'expropriation doit être parfaitement conforme aux exigences formelles. Mme Martin doit examiner l'ordonnance en détail et, si des mentions obligatoires manquent, saisir le juge de l'expropriation dans les 15 jours suivant la notification pour faire constater la nullité. Elle doit conserver tous les courriers et actes, et prendre rendez-vous avec un avocat en droit immobilier pour engager la procédure, ce qui peut retarder l'expropriation et lui permettre de négocier une meilleure indemnisation.

3

Expropriation partielle d'une indivision à Marseille

La famille Rossi est en indivision sur une propriété à Marseille. Une partie du terrain est expropriée pour l'élargissement d'une route départementale. L'ordonnance d'expropriation notifiée aux indivisaires ne mentionne pas la désignation du commissaire enquêteur ni son avis, et ne comporte pas la copie de l'avis de la commission de contrôle des opérations immobilières.

Application pratique:

En application de la jurisprudence du 29 avril 1970, l'absence de ces éléments constitue un vice de forme substantiel entraînant la cassation de l'ordonnance. Les indivisaires, représentés par un mandataire commun ou chacun pour sa part, doivent déposer un recours dans les 15 jours auprès du tribunal judiciaire. Ils doivent vérifier collectivement l'ordonnance et mandater un avocat pour contester la validité, ce qui peut annuler la procédure et les protéger d'une expropriation irrégulière.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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