Droit Immobilier

Il ne saurait être fait grief à une

📅 Décision du 20 décembre 1977⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Il ne saurait être fait grief à une Cour d'appel d'avoir condamné la société venderesse d'un appartement en état futur d'achèvement à payer à l'acquéreur une indemnité pour insuffisance d'insonorisation dès lors qu'elle a caractérisé la faute contractuelle de cette société en relevant que s'il n'existait pas à l'époque de la construction, de réglementation relative à l'insonorisation, la société s'était engagée, dans les documents contractuels après avoir énuméré de nombreux facteurs d'insonorisation, à faire des locaux vendus "un havre de paix, de calme et de repos", mais qu'elle n'avait pas pris les moyens d'assurer ensuite une isolation convenable.

Décision de référence : cc • N° 76-12.421 • 1977-12-20 • Consulter la décision →

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La situation

Il ne saurait être fait grief à une Cour d'appel d'avoir condamné la société venderesse d'un appartement en état futur d'achèvement à payer à l'acquéreur une indemnité pour insuffisance d'insonorisation dès lors qu'elle a caractérisé la faute contractuelle de cette société en relevant que s'il n'existait pas à l'époque de la construction, de réglementation relative à l'insonorisation, la société s'était engagée, dans les documents contractuels après avoir énuméré de nombreux facteurs d'insonorisation, à faire des locaux vendus "un havre de paix, de calme et de repos", mais qu'elle n'avait pas pris les moyens d'assurer ensuite une isolation convenable.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 76-12.421
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 décembre 1977

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Isolation phonique défaillante dans un VEFA à Bordeaux

Marie, primo-accédante, achète un appartement en état futur d'achèvement à Bordeaux en 2022. La brochure commerciale promettait un "calme absolu" et le contrat détaillait des matériaux isolants. Emménagée en juin 2023, elle entend chaque conversation des voisins. Après 6 mois de nuisances, elle est épuisée.

Application pratique:

Comme l'a jugé la Cour de cassation le 20 décembre 1977, la promesse contractuelle d'un 'havre de paix' engage la responsabilité du vendeur même sans réglementation. Marie doit faire constater les nuisances par un huissier avec mesures acoustiques, puis mettre en demeure le promoteur d'indemniser son trouble de jouissance (environ 8 000 € de dommages et intérêts) sur le fondement de la faute contractuelle. En l'absence d'accord, une action en justice peut être introduite dans les 5 ans.

2

Locataires excédés par le bruit : recours du bailleur lyonnais

M. Dupont, propriétaire bailleur à Lyon, a acquis un petit immeuble neuf en 2021. Après des plaintes répétées des locataires du 2e étage contre les bruits d'impact provenant du 3e, il découvre une isolation phonique quasi inexistante. Les locataires menacent de consigner leurs loyers (1 200 €/mois) pour trouble de jouissance.

Application pratique:

L'arrêt du 20 décembre 1977 permet à M. Dupont de se retourner contre le constructeur si l'acte de vente comportait des engagements sur l'insonorisation (ex. : notice descriptive). Il doit rassembler les courriers des locataires, un constat d'huissier et les documents contractuels, puis assigner le vendeur en indemnisation pour le coût des travaux correctifs (devis de 25 000 €) et la perte de loyers sur 18 mois. La faute contractuelle est caractérisée par la non-atteinte des performances promises.

3

Copropriété parisienne : action collective pour défaut d'isolation

Dans une résidence neuve de 20 lots livrée en 2020 à Paris 15e, les copropriétaires constatent une gêne sonore permanente entre appartements. Le règlement de copropriété et la notice du promoteur vantaient pourtant une 'insonorisation renforcée'. Le syndic a fait réaliser un diagnostic acoustique révélant des écarts de 15 dB par rapport aux promesses.

Application pratique:

En application de la jurisprudence du 20 décembre 1977, le syndicat des copropriétaires peut agir en responsabilité contractuelle contre le promoteur, même en l'absence de norme obligatoire à la construction. L'assemblée générale doit voter une résolution autorisant le syndic à assigner, sur la base du rapport acoustique et des documents commerciaux. L'indemnisation peut couvrir les travaux de mise en conformité (150 000 € estimés), voire le préjudice de jouissance collectif.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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