Aller au contenu principal
La location d'une chose indivise exige
Droit Immobilier

La location d'une chose indivise exige

📅 Décision du 23 mars 1977⚖️ Cour de cassation👁️ 17 vues📖 2 min de lecture

La location d'une chose indivise exige l'accord de tous les indivisaires. Il appartient au locataire qui n'a traité qu'avec un seul d'entre eux d'établir que celui-ci avait pouvoir à cet effet des coïndivisaires à qui le contrat est opposé, à moins que ceux-ci ne l'aient ratifié ultérieurement.

Décision de référence : cc • N° 76-10.907 • 1977-03-23 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

La location d'une chose indivise exige l'accord de tous les indivisaires. Il appartient au locataire qui n'a traité qu'avec un seul d'entre eux d'établir que celui-ci avait pouvoir à cet effet des coïndivisaires à qui le contrat est opposé, à moins que ceux-ci ne l'aient ratifié ultérieurement.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 76-10.907
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 23 mars 1977

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Location par un seul indivisaire à Paris

À Paris, un appartement de 80 m² détenu en indivision par un frère et une sœur est loué 1 200 €/mois par le frère seul, sans accord écrit de sa sœur. Le locataire a signé un bail de 3 ans et découvre que la sœur conteste la location.

Application pratique:

Cette décision impose l'accord de tous les indivisaires. Le locataire doit prouver que le frère avait mandat des autres ou que la sœur a ratifié le bail. En pratique, le locataire doit exiger une procuration écrite signée par tous les indivisaires avant de signer, ou demander une ratification écrite ; à défaut, le bail peut être inopposable à la sœur, ce qui fragilise son droit au maintien dans les lieux. Il doit conserver tous les courriers et consulter un avocat.

2

Divorce : louer un bien indivis à Lyon

Après un divorce, un couple reste propriétaire indivis d'une maison à Lyon estimée 350 000 €. L'ex-épouse souhaite la louer 1 500 €/mois pour couvrir le crédit, mais l'ex-mari refuse catégoriquement, exigeant la vente.

Application pratique:

La décision rappelle que la location d'un bien indivis exige l'accord de tous les indivisaires. L'ex-épouse ne peut pas signer seule un bail ; elle doit obtenir l'accord écrit de son ex-mari ou saisir le tribunal judiciaire pour être autorisée à louer (article 815-5 du Code civil). En attendant, toute location unilatérale serait inopposable et pourrait engager sa responsabilité. Il est conseillé de proposer une médiation ou un partage.

3

Acheter un appartement occupé à Marseille

Un primo-accédant signe un compromis pour un T3 à Marseille (240 000 €) occupé par un locataire dont le bail a été conclu uniquement avec l'un des trois frères indivisaires, pour un loyer de 800 €/mois. Le bail date de 2 ans et les deux autres frères n'ont jamais donné leur accord.

Application pratique:

Cette jurisprudence oblige l'acheteur à vérifier que le locataire peut se prévaloir d'un bail opposable à tous les indivisaires. Avant de signer l'acte définitif, il doit exiger des vendeurs la preuve de l'accord des trois frères ou une ratification écrite ; à défaut, le bail est inopposable aux deux autres, et le locataire pourrait être expulsé, dévalorisant le bien. L'acheteur doit conditionner la vente à la régularisation ou négocier une baisse de prix, et consulter son notaire.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Une réponse plus précise sur votre situation ?

Consultez Maître Zakine — avocate, Docteur en Droit. Réponse rapide et claire sur votre situation.

Prendre rendez-vous →☎ 06 21 69 91 77

🔒 Confidentiel · Sans engagement

📬 Recevez les nouvelles jurisprudences

Une analyse juridique par semaine, directement dans votre boîte mail. Gratuit, sans spam.

🔒 Désinscription en 1 clic · Vos données restent en France

Articles similaires en Immobilier

Voir tout →

Litige immobilier : comprendre vos droits et recours

Aux termes de l'article 1084 du code général des impôts, tous les actes relatifs aux acquisitions d'immeubles et aux prêts que les organismes de sécurité sociale sont autorisés à effectuer sont exonérés des droits d'enregistrement ainsi que de la taxe de publicité foncière. Ayant relevé que cet article vise les actes relatifs aux acquisitions d'immeubles, c'est à bon droit qu'une cour d'appel retient que l'article 1084 du code général des impôts ne concerne que les acquisitions d'immeubles et non l'acquisition de parts sociales d'une société, quand bien même il s'agirait d'une société à prépondérance immobilière ou d'une société civile immobilière

03 oct. 2026Lire →

Selon les dispositions des articles

Selon les dispositions des articles 1946, 1947 et 1950 du Code général des impôts, les tribunaux de grande instance ne statuent en dernier ressort que lorsque sont attaquées devant eux les décisions prises par l'administration des impôts en matière d'enregistrement et de timbre, de taxe de publicité foncière, de contributions indirectes et de taxes assimilées à ces droits. Est dès lors irrecevable le pourvoi formé contre un jugement statuant sur la demande d'une distillerie, ayant assigné l'administration des impôts en vue de faire juger qu'elle avait le droit de distiller des oranges macérées dans l'alcool et importées, un tel jugement qualifié à tort en dernier ressort étant susceptible d'appel, en application de l'article 543 du nouveau Code de procédure civile, en l'absence de dispositions expresses édictées par le Code général des impôts.

03 oct. 2026Lire →

Jurisprudence immobilière : analyse et conseils pratiques

Une cour d'appel retient, à bon droit, et sans méconnaître la décision du Conseil constitutionnel du 29 décembre 1998 déclarant non conforme à la Constitution l'article 15 de la loi de finances pour 1999, que la jouissance d'un bien immobilier par son propriétaire constitue un revenu en nature, et en déduit exactement que la valeur en pleine propriété des biens immobiliers dont le propriétaire se réserve la jouissance ne peut être écartée de l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune.

03 oct. 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit immobilier

Tous les articles Immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide