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Cession de gré à gré : quand le dol piège l'acquéreur
Droit-immobilier

Cession de gré à gré : quand le dol piège l'acquéreur

📅 Décision du 04 mai 2017⚖️ Cour de cassation👁️ 6 vues📖 2 min de lecture

La cession de gré à gré des actifs du débiteur en liquidation judiciaire, qui doit être autorisée par le juge-commissaire aux prix et conditions qu'il détermine, est une vente faite d'autorité de justice qui ne peut être annulée pour dol. Il en résulte que si le cessionnaire qui se prétend victime d'un dol commis par le liquidateur peut rechercher la responsabilité personnelle de ce dernier, il ne peut pas, sur le fondement de ce vice du consentement, agir en nullité de la cession ainsi autorisée

Décision de référence : cc • N° 15-27.899 • 2017-05-04 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

La cession de gré à gré des actifs du débiteur en liquidation judiciaire, qui doit être autorisée par le juge-commissaire aux prix et conditions qu'il détermine, est une vente faite d'autorité de justice qui ne peut être annulée pour dol. Il en résulte que si le cessionnaire qui se prétend victime d'un dol commis par le liquidateur peut rechercher la responsabilité personnelle de ce dernier, il ne peut pas, sur le fondement de ce vice du consentement, agir en nullité de la cession ainsi autorisée

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 15-27.899
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 04 mai 2017

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Cessionnaire lésé par le liquidateur

Un entrepreneur (Lyon) achète de gré à gré un immeuble d'une société en liquidation judiciaire pour 200 000 €. Après la vente, il découvre que le liquidateur a caché des vices graves. Il veut annuler la vente pour dol.

Application pratique:

La Cour de cassation dit que cette vente autorisée par le juge-commissaire ne peut être annulée pour dol. Le cessionnaire ne peut pas agir en nullité, mais peut demander des dommages-intérêts au liquidateur pour faute personnelle. Il doit donc engager une action en responsabilité civile contre le liquidateur, pas en nullité de la vente.

2

Propriétaire vendeur protégé

Un particulier (Bordeaux) vend un bien immobilier dans le cadre d'une liquidation judiciaire. L'acheteur prétend avoir été induit en erreur par le notaire et veut annuler la vente pour dol.

Application pratique:

La vente d'autorité de justice ne peut être annulée pour dol. Le vendeur peut donc dormir tranquille : la vente est définitive. Si l'acheteur se plaint, il ne pourra pas revenir sur la vente, mais seulement attaquer personnellement le liquidateur ou le notaire. Le vendeur conserve le prix de vente.

3

Acquéreur diligent conserve ses recours

Un investisseur (Paris) achète un immeuble en liquidation judiciaire pour 500 000 €. Il découvre après une erreur du liquidateur sur la superficie. Il veut agir.

Application pratique:

Impossible d'annuler la vente pour dol, mais l'acquéreur peut prouver la faute personnelle du liquidateur (par exemple, omission volontaire). Il doit rassembler des preuves (courriels, rapports) et assigner le liquidateur en responsabilité devant le tribunal compétent. Il peut obtenir des dommages-intérêts, mais pas la restitution du bien. Il doit agir rapidement (prescription quinquennale à compter de la découverte du dol).

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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