La renonciation de l'usufruitier à son
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La renonciation de l'usufruitier à son

📅 Décision du 01 juillet 2008⚖️ Cour de cassation👁️ 8 vues📖 2 min de lecture

La renonciation de l'usufruitier à son droit de jouissance n'est soumise par la loi à aucune forme spéciale, dès lors que cette volonté de renoncer est certaine et non équivoque

Décision de référence : cc • N° 07-17.786 • 2008-07-01 • Consulter la décision →

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La situation

La renonciation de l'usufruitier à son droit de jouissance n'est soumise par la loi à aucune forme spéciale, dès lors que cette volonté de renoncer est certaine et non équivoque

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 07-17.786
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 01 juillet 2008

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Usufruitier renonce à son droit de jouissance

Monsieur Durand, usufruitier d'un appartement à Lyon, souhaite renoncer à son droit de jouissance pour permettre à son fils (nu-propriétaire) de louer le bien. Il n'a pas d'acte notarié mais envoie une lettre recommandée à son fils.

Application pratique:

La jurisprudence confirme que la renonciation n'exige pas de forme spéciale. Monsieur Durand peut renoncer par lettre recommandée, à condition que sa volonté soit claire et non équivoque. Il doit conserver la preuve de l'envoi et de la réception. Pour éviter tout litige futur, il est conseillé de faire constater la renonciation par acte authentique.

2

Héritier renonce à un droit d'usufruit viager

Madame Petit, propriétaire d'une maison à Nice, a légué l'usufruit viager à son frère. Le frère, âgé et n'habitant pas la région, souhaite renoncer à son usufruit pour faciliter la vente du bien.

Application pratique:

La renonciation peut être faite par simple déclaration écrite, par exemple un courrier recommandé au nu-propriétaire. Il n'est pas nécessaire de passer devant un notaire. Toutefois, pour sécuriser la transaction lors de la vente, il est recommandé d'établir un acte de renonciation signé par l'usufruitier et enregistré au service de la publicité foncière.

3

Locataire renonce à son droit de préemption

Un locataire commercial à Paris, M. Lefèvre, bénéficie d'un droit de préemption en cas de vente du local. Le propriétaire veut vendre rapidement à un tiers. M. Lefèvre accepte de renoncer à son droit de préemption contre une indemnité.

Application pratique:

La renonciation au droit de préemption doit être expresse et non équivoque. M. Lefèvre peut signer une déclaration de renonciation, même sans acte notarié. Pour être opposable, la renonciation doit être claire et datée. Il est prudent de la formaliser par écrit et de la conserver. En cas de doute, un acte sous seing privé suffit, mais un acte authentique offre plus de sécurité.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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