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Droit Immobilier

Le fait de déclarer non écrite,

📅 Décision du 12 octobre 2005⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Le fait de déclarer non écrite, conformément aux dispositions de l'article L. 231-3 du Code de la construction et de l'habitation, une clause ayant pour objet de décharger le constructeur de son obligation d'exécuter les travaux dans les délais prévus, n'interdit pas à la cour d'appel de relever qu'une partie du retard dans la livraison de l'ouvrage doit être imputée au maître d'ouvrage.

Décision de référence : cc • N° 04-16.592 • 2005-10-12 • Consulter la décision →

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La situation

Le fait de déclarer non écrite, conformément aux dispositions de l'article L. 231-3 du Code de la construction et de l'habitation, une clause ayant pour objet de décharger le constructeur de son obligation d'exécuter les travaux dans les délais prévus, n'interdit pas à la cour d'appel de relever qu'une partie du retard dans la livraison de l'ouvrage doit être imputée au maître d'ouvrage.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 04-16.592
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 12 octobre 2005

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Retard de livraison d'une maison individuelle à Bordeaux

Un primo-accédant signe un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) à Bordeaux pour 180 000 €. Le contrat contient une clause stipulant que « le constructeur ne pourra être tenu responsable d'aucun retard, quelle qu'en soit la cause ». La livraison, prévue en 12 mois, accuse 8 mois de retard.

Application pratique:

Cette clause est réputée non écrite conformément à l'article L. 231-3 du Code de la construction et de l'habitation. Le constructeur ne peut pas s'en prévaloir pour échapper aux pénalités de retard. Toutefois, la cour peut imputer une partie du retard au maître d'ouvrage (par exemple, retard dans le choix des matériaux ou paiement tardif des appels de fonds). Conservez tous les échanges écrits, justificatifs de paiement et relevés de retard. Si un litige survient, faites constater l'état d'avancement par un huissier et saisissez un avocat pour chiffrer la part de responsabilité de chacun.

2

Investisseur locatif face à un constructeur à Lyon

Un propriétaire bailleur fait construire une maison individuelle de 120 m² à Lyon pour un investissement locatif (coût : 220 000 €). Le contrat signé avec un constructeur local comporte une clause : « Le délai de livraison n'est qu'indicatif et aucun retard ne donnera lieu à indemnité ». Le chantier, prévu pour durer 14 mois, subit 10 mois de retard.

Application pratique:

La clause est nulle en vertu de l'article L. 231-3 du CCH : le constructeur ne peut pas s'exonérer de son obligation de respecter les délais. Cependant, le constructeur peut invoquer une faute du maître d'ouvrage (par exemple, retard de paiement des factures d'étape) pour limiter sa responsabilité. Vérifiez que tous vos paiements ont été effectués dans les délais contractuels et conservez les preuves. En cas de retard, adressez une mise en demeure au constructeur en citant la jurisprudence. Si le constructeur prétend que le retard vous est imputable, exigez des preuves écrites et faites-vous assister par un avocat pour négocier une indemnisation proportionnée.

3

SCI construisant deux maisons à Montpellier

Une SCI réalise une opération de construction de deux maisons individuelles destinées à la vente à Montpellier (montant total : 400 000 €). Le contrat avec le constructeur contient une clause stipulant que « les pénalités de retard ne s'appliquent pas en cas d'intempéries ou de toute autre cause indépendante de la volonté du constructeur ». La livraison, contractuellement fixée à 10 mois, a 6 mois de retard.

Application pratique:

Une telle clause trop générale est réputée non écrite en application de l'article L. 231-3 du CCH. Le constructeur ne peut pas s'exonérer aussi largement de son obligation de délai. Toutefois, la cour d'appel peut retenir une faute du maître d'ouvrage (par exemple, défaut d'accès au terrain ou modification tardive des plans) pour réduire les indemnités. Pour la SCI, il est essentiel de consigner par écrit toute entrave éventuelle et de tenir un journal de chantier. Avant de signer, négociez la suppression des clauses abusives. En cas de retard, mettez en demeure le constructeur et préparez un dossier détaillé démontrant que le retard ne résulte pas de vos propres manquements.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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