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The co-ownership association may
Droit Immobilier

The co-ownership association may

📅 Décision du 22 September 2004⚖️ Cour de cassation👁️ 18 vues📖 2 min de lecture

The co-ownership association has sole standing to act to ensure the protection of the rights attaching to the building where a third party to the co-ownership infringes the common parts without causing any personal loss to a co-owner.

Reference decision: cc • No. 03-12.066 • 22 September 2004 • View the decision →

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The situation

The co-ownership association has sole standing to act to ensure the protection of the rights attaching to the building where a third party to the co-ownership infringes the common parts without causing any personal loss to a co-owner.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points

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Informations juridiques

  • Numéro: 03-12.066
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 22 septembre 2004

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Couple primo-accédant face à un abri de jardin illégal

Marie et Thomas, 32 ans, viennent d'acheter un appartement à Lyon. Ils constatent que leur voisin a construit un abri de jardin sur la pelouse commune de la copropriété, sans autorisation. L'abri empiète sur environ 15 m² de l'espace vert, mais ne cause aucune gêne directe à leur logement (pas de vis-à-vis, pas de perte d'ensoleillement).

Application pratique:

Selon la décision de la Cour de cassation du 22 septembre 2004, un copropriétaire ne peut pas agir seul en justice pour défendre les parties communes si l'atteinte ne lui cause pas un préjudice personnel distinct. Ici, l'abri affecte uniquement la pelouse collective, sans dommage propre pour Marie et Thomas. Ils doivent signaler cette infraction au syndic par écrit (recommandé avec accusé réception), en joignant des photos et un plan. Le syndic convoquera alors une assemblée générale pour voter une action en justice au nom du syndicat des copropriétaires. En attendant, ils doivent conserver tous les justificatifs et éviter d'engager des frais d'avocat personnels, car une action individuelle serait irrecevable.

2

Propriétaire bailleur face à des antennes 5G non autorisées

M. Dupont, 55 ans, possède deux appartements en location dans une résidence à Nice. Un opérateur télécom a installé récemment trois antennes 5G sur le toit de l'immeuble (partie commune) sans l'accord du syndicat. M. Dupont craint une dévalorisation de son investissement locatif et souhaite intenter une action en justice pour faire retirer les antennes.

Application pratique:

L'atteinte portée aux parties communes (toit) ne cause aucun préjudice personnel spécifique aux lots de M. Dupont : pas de trouble de jouissance, pas de perte locative avérée pour le moment. Conformément à la jurisprudence du 22 septembre 2004, seul le syndicat des copropriétaires peut agir pour sauvegarder les droits de l'immeuble. M. Dupont doit immédiatement informer le syndic par lettre recommandée, en décrivant l'installation illicite et en demandant la convocation d'une assemblée générale extraordinaire pour autoriser une action judiciaire. Il peut aussi tenter de démontrer un éventuel préjudice personnel (baisse de loyer) pour agir en parallèle, mais cela reste difficile. Il est donc crucial de mobiliser les autres copropriétaires pour obtenir un vote favorable.

3

Copropriétaire victime de nuisances commerciales dans la cour commune

À Bordeaux, Mme Lefèvre habite au 1er étage d'un petit immeuble de 6 lots. Depuis 3 mois, une entreprise de livraison voisine utilise quotidiennement la cour intérieure pour charger et décharger des marchandises, entre 6h et 8h du matin. Cette activité provoque des bruits intenses et des vibrations qui réveillent Mme Lefèvre, lui causant stress et perte de sommeil. La cour est une partie commune.

Application pratique:

Il y a ici une double atteinte : aux parties communes (dégradation du sol) et un préjudice individuel caractérisé (troubles anormaux du voisinage liés au bruit et aux vibrations). Selon la décision de 2004, le syndicat peut agir pour l'usage abusif de la cour, mais Mme Lefèvre dispose également d'un intérêt personnel à agir. Elle doit d'abord alerter le syndic pour faire cesser l'infraction collective. En parallèle, elle peut assigner l'entreprise en justice pour obtenir réparation de son préjudice propre : il lui faut constituer un dossier solide avec constats d'huissier, enregistrements sonores, certificats médicaux si besoin, et témoignages des voisins. Elle respectera les délais de prescription (5 ans pour les troubles du voisinage).

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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