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Un copropriétaire n'est pas fondé à
Droit Immobilier

Un copropriétaire n'est pas fondé à

📅 Décision du 07 janvier 1976⚖️ Cour de cassation👁️ 25 vues📖 2 min de lecture

Un copropriétaire n'est pas fondé à reprocher aux juges du fond de lui avoir rendu opposable la modification de la répartition des charges communes prévue par le règlement de copropriété, dès lors que, si la décision de l'assemblée générale, qui a opéré la modification, n'a pas été prise à l'unanimité, l'arrêt relève que le copropriétaire opposant n'a pas contesté en justice cette délibération dans le délai de deux mois prévu par l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965.

Décision de référence : cc • N° 74-12.541 • 1976-01-07 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Un copropriétaire n'est pas fondé à reprocher aux juges du fond de lui avoir rendu opposable la modification de la répartition des charges communes prévue par le règlement de copropriété, dès lors que, si la décision de l'assemblée générale, qui a opéré la modification, n'a pas été prise à l'unanimité, l'arrêt relève que le copropriétaire opposant n'a pas contesté en justice cette délibération dans le délai de deux mois prévu par l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 74-12.541
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 07 janvier 1976

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Contestation tardive d'une modification de charges de copropriété

M. Dupont, copropriétaire à Lyon, s'oppose à une décision d'assemblée générale du 15 mars modifiant la répartition des charges d'ascenseur. Il ne la conteste que le 20 juillet, soit après 4 mois, et reçoit un appel de fonds de 800 € supplémentaires.

Application pratique:

Dès réception du procès-verbal, vous avez exactement 2 mois pour agir en justice (article 42 de la loi de 1965). Passé ce délai, la décision s'impose définitivement, même si elle est irrégulière. La Cour de cassation confirme cette irrecevabilité. Conservez tous les documents et contestez sans tarder en assignant le syndicat des copropriétaires.

2

Propriétaire bailleur piégé par le délai de contestation

Mme Martin, propriétaire d'un studio à Nice, est absente à l'assemblée générale du 10 mai qui vote une augmentation de ses charges annuelles de 500 € sans unanimité. Elle découvre la décision en août et conteste, mais le délai de 2 mois est dépassé.

Application pratique:

Même absente, vous êtes liée par les décisions si vous ne les contestez pas dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal. Vérifiez régulièrement votre boîte aux lettres, lisez attentivement les procès-verbaux et agissez immédiatement en justice. La jurisprudence de 1976 est claire : l'absence de contestation dans le délai rend la décision opposable.

3

Primo-accédant confronté à une répartition des charges imprévue

M. et Mme Leroy, jeunes acheteurs d'un appartement à Bordeaux, héritent en janvier d'une décision d'assemblée générale du 5 novembre précédent modifiant la répartition des charges de chauffage. Ils subissent un surcoût de 1200 € sur l'année, sans avoir pu la contester à temps.

Application pratique:

Lors de l'achat, demandez les procès-verbaux des 3 dernières assemblées générales pour anticiper. Si une décision vous semble litigieuse, vous pouvez la contester dès votre arrivée dans le délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal. Ne laissez pas passer ce délai, car la Cour de cassation considère que l'opposant qui n'agit pas en justice dans ce délai ne peut plus contester la modification.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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