Les articles 65 et 69 de la convention
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Les articles 65 et 69 de la convention

📅 Décision du 09 juin 1993⚖️ Cour de cassation👁️ 3 vues📖 2 min de lecture

Les articles 65 et 69 de la convention collective nationale des banques ne conditionnent pas l'octroi des avantages qu'ils prévoient, en cas de maladie prolongée ou de maternité, à une reprise effective d'activité à l'issue d'un congé sabbatique. Dès lors, bénéficient de ces avantages, la salariée qui, en raison de sa maladie et de sa grossesse n'a pu, à l'expiration de son congé sabbatique, reprendre son travail à la date convenue avec son employeur.

Décision de référence : cc • N° 89-42.871 • 1993-06-09 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur le droit du travail et les conventions collectives. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Les articles 65 et 69 de la convention collective nationale des banques ne conditionnent pas l'octroi des avantages qu'ils prévoient, en cas de maladie prolongée ou de maternité, à une reprise effective d'activité à l'issue d'un congé sabbatique. Dès lors, bénéficient de ces avantages, la salariée qui, en raison de sa maladie et de sa grossesse n'a pu, à l'expiration de son congé sabbatique, reprendre son travail à la date convenue avec son employeur.

Ce que dit la loi

La Cour de cassation juge que les avantages conventionnels en cas de maladie prolongée ou de maternité ne sont pas subordonnés à une reprise effective du travail à l'issue d'un congé sabbatique. La salariée peut donc en bénéficier même si elle n'a pas repris son poste.

Points à retenir

  • Les conventions collectives offrent des garanties protectrices qui s'appliquent même en l'absence de reprise d'activité après un congé sabbatique.
  • Une salariée en maladie ou maternité conserve ses droits conventionnels indépendamment de sa capacité à reprendre le travail.
  • Vérifiez attentivement votre convention collective pour connaître l'étendue de vos droits en cas d'arrêt de travail.

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📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit du travail, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
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Informations juridiques

  • Numéro: 89-42.871
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 09 juin 1993

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Locataire malade après un congé sabbatique

Sophie, locataire à Lyon, a pris un congé sabbatique de 6 mois pour voyager. À son retour, elle est diagnostiquée d'une maladie prolongée et tombe enceinte. Elle ne peut pas reprendre son travail ni payer son loyer.

Application pratique:

Cette décision protège les salariés dans l'incapacité de reprendre le travail après un congé sabbatique pour maladie ou maternité. Sophie doit informer son bailleur par écrit de sa situation et fournir des justificatifs médicaux. Elle peut demander un délai de paiement ou un étalement de la dette locative. Le bailleur ne peut pas refuser un aménagement sans motif légitime.

2

Propriétaire refusant le renouvellement du bail

Marc, propriétaire à Paris, a donné congé à son locataire pour reprise personnelle. Le locataire, en arrêt maladie après un congé sabbatique, ne peut pas quitter les lieux à la date prévue.

Application pratique:

La décision rappelle que la maladie ou la grossesse après un congé sabbatique ne justifie pas une rupture de contrat de travail. Transposée au bail, elle implique que le locataire peut solliciter un maintien dans les lieux pour motif médical. Marc doit accepter un délai raisonnable et ne peut pas engager une procédure d'expulsion sans considérer la situation. Il est conseillé de signer un avenant au bail.

3

Acquéreur empêché de signer l'acte de vente

Julie achète une maison à Bordeaux. Elle a pris un congé sabbatique et doit signer l'acte authentique le 1er mars. En février, elle est hospitalisée pour une maladie grave et ne peut pas se déplacer.

Application pratique:

Cette jurisprudence montre que l'absence de reprise d'activité après un congé sabbatique n'empêche pas le bénéfice de droits. Julie peut demander un report de la signature pour cause de force majeure médicale. Elle doit fournir un certificat médical et proposer une nouvelle date. Le vendeur ne peut pas rompre la vente sans mise en demeure préalable.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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