Ne caractérise pas l'atteinte aux
Droit-immobilier

Ne caractérise pas l'atteinte aux

📅 Décision du 04 juin 2014⚖️ Cour de cassation👁️ 3 vues📖 2 min de lecture

Ne caractérise pas l'atteinte aux intérêts légitimes du bailleur de nature à faire obstacle à la cession prévue par l'article L. 411-64 du code rural et de la pêche maritime une cour d'appel qui, pour rejeter l'autorisation de cession, relève que la conclusion d'un bail avec un autre candidat présente davantage de garantie d'une bonne exploitation

Décision de référence : cc • N° 13-15.141 • 2014-06-04 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ne caractérise pas l'atteinte aux intérêts légitimes du bailleur de nature à faire obstacle à la cession prévue par l'article L. 411-64 du code rural et de la pêche maritime une cour d'appel qui, pour rejeter l'autorisation de cession, relève que la conclusion d'un bail avec un autre candidat présente davantage de garantie d'une bonne exploitation

Ce que dit la loi

Selon l'article L. 411-64 du code rural et de la pêche maritime, le bailleur ne peut s'opposer à la cession du bail rural que s'il démontre une atteinte concrète à ses intérêts légitimes. Le simple fait de préférer un autre candidat ne constitue pas une telle atteinte.

Points à retenir

  • Pour refuser une cession de bail rural, le bailleur doit justifier d'un préjudice réel et sérieux à ses intérêts légitimes.
  • Il ne suffit pas d'affirmer qu'un autre exploitant offrirait de meilleures garanties.
  • En cas de litige, conservez tous les échanges et justificatifs relatifs à l'exploitation.

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Avocat droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 13-15.141
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 04 juin 2014

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Refus de cession de bail rural

Un agriculteur exploitant depuis 10 ans dans le Gers souhaite céder son bail rural à un jeune installé. Le bailleur refuse au motif qu'un autre candidat présente plus de garanties. Le tribunal rejette l'autorisation de cession.

Application pratique:

Cette décision rappelle que le bailleur peut refuser la cession si un autre candidat offre de meilleures garanties d'exploitation. Pour éviter un refus, le cessionnaire doit démontrer sa compétence et ses moyens financiers. Il est conseillé de fournir un dossier complet (diplômes, plan de financement) et de négocier avec le bailleur avant d'engager une procédure.

2

Cession de bail en zone viticole

Un viticulteur bordelais (Gironde) veut transmettre son bail à son fils, mais le propriétaire préfère un exploitant voisin mieux équipé. Le tribunal refuse la cession, jugeant que l'intérêt du bailleur prime.

Application pratique:

La décision confirme que l'atteinte aux intérêts légitimes du bailleur peut justifier un refus de cession. Le cédant doit prouver que le cessionnaire assure une bonne exploitation. Il est recommandé de préparer un argumentaire solide sur les compétences et les investissements prévus, et de solliciter un avis juridique avant la cession.

3

Bail rural et candidat plus fiable

Un propriétaire terrien en Bretagne (Ille-et-Vilaine) refuse la cession du bail à un exploitant parce qu'un autre candidat, plus expérimenté, propose un meilleur plan de culture. Le juge valide le refus.

Application pratique:

Cette décision montre que le bailleur peut écarter un cessionnaire si un autre candidat offre davantage de garanties. Pour sécuriser une cession, le cessionnaire doit démontrer sa fiabilité (références, garanties financières). Il est utile de solliciter un accompagnement par un conseiller agricole ou un avocat pour constituer un dossier convaincant.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Droit-immobilier

Voir tout →

Servitude de passage et tierce opposition : protéger son droit d'accès en copropriété

Un copropriétaire peut-il s'opposer à la suppression d'une servitude de passage qui profite à son lot, même si le syndicat accepte la fin de l'enclave ? La Cour de cassation répond oui, reconnaissant un intérêt distinct pour agir en tierce opposition.

23 juil. 2026Lire →

Enclave et servitude : quand le droit du travail ne crée pas de passage forcé

La Cour de cassation rappelle que l'état d'enclave d'un fonds ne peut résulter des obligations réglementaires imposées aux entreprises en matière d'issues et dégagements. Ainsi, un propriétaire ne peut exiger un passage sur le fonds voisin au seul motif que son bâtiment doit respecter des normes de sécurité incendie.

23 juil. 2026Lire →

Lorsque, faute de convention écrite ou

Lorsque, faute de convention écrite ou dans le silence de cette convention, les parties à un contrat de transport public routier de marchandises n'ont pas stipulé une durée de préavis de rupture, cette durée est fixée par un contrat-type approuvé par décret pris en application de l'article L. 1432-4 du code des transports. Les dispositions de l'article L. 442-6, I, 5°, devenu L. 442-1, II, du code de commerce ne trouvent alors pas à s'appliquer. Il en va de même lorsque la convention écrite renvoie expressément à la clause du contrat-type fixant une telle durée. Lorsque les parties ont conclu un contrat écrit stipulant la durée du préavis de rupture, les dispositions de l'article L. 442-1, II, du code de commerce sont applicables. Dans cette hypothèse, l'auteur de la rupture qui a consenti à son partenaire un délai de préavis au moins égal à celui prévu au contrat-type dans sa version en vigueur à la date de la notification de la rupture, ne saurait voir sa responsabilité engagée sur le fondement de ce texte

23 juil. 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit droit-immobilier

Tous les articles Droit-immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide