Droit Foncier

Does not provide a legal basis for its

📅 Décision du 06 December 2000⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Does not give a legal basis to its decision with regard to Articles L. 315-2-1 and R. 315-44-1 of the Town Planning Code, the Court of Appeal which, in order to reject the claim of the owner of a plot against his neighbouring plot owner for closure of a passageway the opening of which had resulted in the removal of parking spaces provided for in the subdivision regulations, holds that pursuant to Article 8 of the Law of 6 January 1986, the town planning rules contained in the approved subdivision document ceased to apply ten years after the grant of the subdivision authorisation, without examining, if necessary of its own motion, whether the display formalities provided for by Article R. 315-44-1 of the Town Planning Code had been carried out.

Reference decision: cc • No. 99-10.878 • 2000-12-06 • View the decision →

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The situation

Does not give a legal basis to its decision with regard to Articles L. 315-2-1 and R. 315-44-1 of the Town Planning Code, the Court of Appeal which, in order to reject the claim of the owner of a plot against his neighbouring plot owner for closure of a passageway the opening of which had resulted in the removal of parking spaces provided for in the subdivision regulations, holds that pursuant to Article 8 of the Law of 6 January 1986, the town planning rules contained in the approved subdivision document ceased to apply ten years after the grant of the subdivision authorisation, without examining, if necessary of its own motion, whether the display formalities provided for by Article R. 315-44-1 of the Town Planning Code had been carried out.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly comply with the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, deeds, correspondence)
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Informations juridiques

  • Numéro: 99-10.878
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 06 décembre 2000

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Voisin ouvre un passage supprimant des stationnements

À Mougins (06), un propriétaire d'un lot dans un lotissement créé en 2008 constate que son voisin a ouvert un passage sur son terrain, supprimant deux emplacements de stationnement prévus au règlement du lotissement. Le voisin se défend en invoquant la caducité des règles après dix ans.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle que la caducité des règles d'urbanisme du lotissement n'est acquise que si les formalités d'affichage prévues à l'article R. 315-44-1 du Code de l'urbanisme ont été effectuées. Vous devez exiger de votre voisin ou de la mairie la preuve de cet affichage. Si l'affichage n'a pas eu lieu, le règlement reste applicable et vous pouvez demander en justice la fermeture du passage et la remise en état des stationnements. Conservez tous les documents du lotissement et consultez un avocat spécialisé.

2

Acheteur d'une maison dans un lotissement ancien à Toulouse

Un primo-accédant souhaite acheter une maison à Toulouse (31) dans un lotissement autorisé en 2009. Le vendeur affirme que les règles d'urbanisme du lotissement (interdiction d'extension, hauteur maximale) ne s'appliquent plus car plus de dix ans se sont écoulés depuis l'autorisation de lotir.

Application pratique:

Avant de signer, l'acheteur doit vérifier si l'affichage prévu par l'article R. 315-44-1 du Code de l'urbanisme a été réalisé, car sans cet affichage, les règles du lotissement restent en vigueur même après dix ans. Demandez au vendeur ou à la mairie un certificat d'urbanisme opérationnel qui mentionnera les règles applicables. Si le vendeur ne peut pas prouver l'affichage, considérez que les restrictions du lotissement perdurent et adaptez votre projet d'achat en conséquence. Une consultation préventive avec un avocat en droit immobilier est recommandée.

3

Promoteur vend un terrain après douze ans sans preuve d'affichage

Un promoteur immobilier à Bordeaux (33) a obtenu une autorisation de lotir en 2011 et souhaite vendre un lot restant en 2024. Il affirme que les règles d'urbanisme du lotissement (implantation, densité) sont devenues caduques après dix ans, mais il n'a pas conservé la preuve de l'affichage en mairie prévu par l'article R. 315-44-1.

Application pratique:

La Cour de cassation impose de vérifier l'accomplissement des formalités d'affichage avant de considérer les règles du lotissement comme éteintes. Le promoteur doit reconstituer la preuve de l'affichage (attestation de la mairie, constat d'huissier, etc.) ; à défaut, il ne peut pas se prévaloir de la caducité et les règles d'urbanisme du lotissement continuent de s'appliquer aux acquéreurs. Avant de mettre le terrain en vente, il doit régulariser la situation en demandant un certificat d'urbanisme ou en obtenant une attestation de la commune. Il est conseillé de consulter un avocat pour sécuriser la transaction et éviter un litige ultérieur avec l'acheteur.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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