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Droit Immobilier

Ne soumet pas pas un litige nouveau

📅 Décision du 11 Januar 1983⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Ne soumet pas pas un litige nouveau aux juges du second degré, la femme qui intervient en Cour d'appel pour demander le prononcé de la nullité de la vente d'un bien commun consentie par son mari seul, nullité que celui-ci avait déjà invoquée pour sa défense devant les premiers juges ; cette demande si elle émane personnellement de la femme, seule titulaire de l'action en nullité, n'en produit pas moins ses effets même dans les rapports du mari et de l'autre contractant et avait donc le même objet que la défense présentée par le mari.

Décision de référence : cc • N° 80-15.945 • 1983-01-11 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ne soumet pas pas un litige nouveau aux juges du second degré, la femme qui intervient en Cour d'appel pour demander le prononcé de la nullité de la vente d'un bien commun consentie par son mari seul, nullité que celui-ci avait déjà invoquée pour sa défense devant les premiers juges ; cette demande si elle émane personnellement de la femme, seule titulaire de l'action en nullité, n'en produit pas moins ses effets même dans les rapports du mari et de l'autre contractant et avait donc le même objet que la défense présentée par le mari.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 80-15.945
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 11 janvier 1983

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Épouse contestant la vente du logement familial

À Lyon, M. Durand vend seul, en 2023, une maison achetée pendant le mariage, pour 320 000 €, sans prévenir son épouse. Poursuivi par l'acheteur, il invoque la nullité de la vente. Son épouse, Mme Durand, souhaite intervenir en appel pour la demander elle aussi.

Application pratique:

La nullité d'une vente d'un bien commun faite par un seul époux ne peut être demandée que par l'autre époux. Selon cette décision de 1983, la demande de l'épouse en appel n'est pas une « demande nouvelle », que les juges d'appel refuseraient d'examiner : elle a le même objet que la défense du mari en première instance. Mme Durand doit donc intervenir personnellement en appel, avec son propre avocat, sans attendre une nouvelle procédure. Elle doit aussi vérifier le délai pour agir, soit deux ans à compter de la connaissance de l'acte, et au plus tard deux ans après la dissolution du régime matrimonial. Elle doit garder l'acte de vente et son contrat de mariage.

2

Acquéreur menacé d'annulation après une vente conclue par un seul époux

À Bordeaux, un acheteur a acquis en 2022 un appartement de 210 000 € auprès d'un vendeur marié sous le régime de la communauté. Le vendeur, assigné en justice, plaide la nullité de la vente. L'épouse intervient ensuite en appel pour la demander aussi.

Application pratique:

L'acheteur ne peut pas écarter l'intervention de l'épouse en la qualifiant de demande nouvelle en appel. Selon cette jurisprudence, l'épouse est la seule titulaire de l'action en nullité, mais sa demande produit ses effets aussi dans les rapports entre le mari et l'acheteur. Dans ce cas, l'acheteur doit examiner si l'appartement était bien un bien commun et si l'épouse a donné son accord. Il doit aussi demander des preuves de l'accord éventuel (signature, consentement écrit), et discuter avec son notaire d'une action en restitution du prix ou en responsabilité. À l'avenir, il doit exiger le consentement des deux époux avant toute signature d'une vente.

3

Notaire préparant la vente d'un bien commun

À Toulouse, un notaire reçoit un couple marié sous le régime légal de la communauté. Seul le mari se présente pour vendre un pavillon de 280 000 €, acheté pendant le mariage, et assure que son épouse est d'accord. Le notaire s'inquiète du risque d'une annulation ultérieure.

Application pratique:

Le risque est réel : l'épouse peut demander la nullité de la vente, y compris tardivement et même en appel, comme le confirme cette décision de 1983. Le notaire doit exiger la présence de l'épouse ou une procuration signée, c'est-à-dire un mandat écrit autorisant le mari à agir pour elle. Il doit aussi vérifier l'origine du bien, car un bien propre à un seul époux peut être vendu sans l'autre. Enfin, il doit conserver les pièces justificatives (contrat de mariage, titre de propriété, mandat) pour pouvoir prouver la régularité de la vente.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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