Droit Immobilier

📅 Décision du 25 März 2021⚖️ Cour de cassation👁️ 1 vues📖 2 min de lecture

Il résulte de la combinaison des articles 455 et 783, alinéa 2, du code de procédure civile, dans sa version antérieure au décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019, que sont recevables les conclusions postérieures à l'ordonnance de clôture aux termes desquelles une partie en demande la révocation et qu'il appartient au juge qui en est saisi d'y répondre

Décision de référence : cc • N° 20-10.689 • 2021-03-25 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Il résulte de la combinaison des articles 455 et 783, alinéa 2, du code de procédure civile, dans sa version antérieure au décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019, que sont recevables les conclusions postérieures à l'ordonnance de clôture aux termes desquelles une partie en demande la révocation et qu'il appartient au juge qui en est saisi d'y répondre

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 20-10.689
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 25 mars 2021

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur à Lyon contre locataire impayé

Un bailleur dont le locataire doit 8 000 € de loyers impayés à Lyon voit son avocat découvrir des relevés bancaires décisifs après l'ordonnance de clôture. Il dépose des conclusions tardives pour les produire, sans demander explicitement la révocation de la clôture.

Application pratique:

Cette décision impose que des conclusions tardives soient déclarées recevables si elles sollicitent la révocation de l'ordonnance de clôture, et que le juge y réponde expressément. Le bailleur doit donc rédiger des conclusions demandant formellement la révocation, expliquer la cause grave (découverte de pièces), et les notifier à l'adversaire avant le jugement. S'il omet cette demande, les conclusions seront irrecevables et la preuve écartée, d'où l'importance d'un avocat vigilant.

2

Acquéreur à Bordeaux découvre un vice caché

Un primo-accédant achète un appartement à Bordeaux, puis découvre des fissures structurelles cachées. Il engage une action en garantie, mais après l'ordonnance de clôture, un expert judiciaire rend un rapport confirmant le vice, et l'acquéreur veut déposer des conclusions complémentaires pour chiffrer 15 000 € de travaux.

Application pratique:

Le juge doit examiner la demande de révocation de clôture si elle est incluse dans les conclusions tardives. L'acquéreur doit donc déposer des conclusions demandant la révocation pour cause grave (rapport d'expertise imprévisible), et préciser en quoi cette pièce change le litige. En pratique, il faut agir rapidement dès réception du rapport, car le juge apprécie souverainement la légitimité de la demande, mais il ne peut l'ignorer. Cette protection évite qu'un justiciable soit sanctionné pour un aléa procédural indépendant de sa volonté.

3

Copropriétaire à Paris conteste des charges

Une copropriétaire à Paris conteste des charges impayées de 5 000 € réclamées par le syndicat. Son avocat change en cours de procédure, et le nouveau conseil souhaite modifier les demandes après l'ordonnance de clôture, en déposant des conclusions qui sollicitent la révocation de cette ordonnance en raison d'un mandat récent.

Application pratique:

Même si le changement d'avocat n'est pas toujours une cause grave, la Cour de cassation rappelle que le juge doit répondre à une demande de révocation, fût-elle rejetée. La copropriétaire doit donc veiller à ce que ses conclusions tardives mentionnent explicitement la demande de révocation, avec des motifs légitimes (comme l'urgence ou des faits nouveaux). Si le juge refuse, il doit motiver sa décision, ce qui permet un contrôle en appel. Ainsi, la décision garantit le droit d'accès au juge et évite que la procédure soit bloquée par un formalisme excessif.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Rechtsanwältin Maître Zakine, Doktor der Rechtswissenschaften

Beratung per Telefon und Videokonferenz — Schnelle Terminvergabe

Termin vereinbaren
1. Beratung 30 Minuten - 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide