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Droit Immobilier

📅 Décision du 05 novembre 2020⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Analisi della giurisprudenza in diritto immobiliare e fondiario.

Decisione di riferimento: cc • N° 19-12.634 • 2020-11-05 • Consulta la decisione →

Questa decisione fornisce un importante chiarimento sul tuo diritto immobiliare. Ecco cosa cambia per te.

La situazione

realizzati, indicando di conseguenza che il contratto di appalto concluso tra le parti è un CCMI. Risulta così che, pur avendo omesso di regolarizzare un CCMI come previsto e imposto al costruttore dalle disposizioni della legge del 19 dicembre 1990, il contratto di appalto tra le parti è un CCMI.

Cosa dice la legge

Questa decisione conferma i principi fondamentali del diritto di proprietà.

Punti da ricordare

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Informations juridiques

  • Numéro: 19-12.634
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 05 novembre 2020

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Couple primo-accédant à Nantes découvre des fissures

En 2019, un couple fait construire une maison à Nantes (Loire-Atlantique) sur un terrain leur appartenant. Le contrat signé avec le constructeur est intitulé « louage d'ouvrage » et ne mentionne pas le CCMI. En 2021, des fissures apparaissent et le constructeur refuse d'intervenir, prétextant qu'il ne s'agit pas d'un CCMI.

Application pratique:

Cette décision de la Cour de cassation (n°19-12.634) affirme que dès lors que les caractéristiques du CCMI sont présentes (fourniture du terrain par le maître d'ouvrage, contrat destiné à l'habitation), le contrat est un CCMI même sans étiquette formelle. Le couple doit donc exiger du constructeur le respect des garanties légales du CCMI, notamment la garantie de parfait achèvement. Il doit adresser une mise en demeure recommandée, puis, en cas de refus, saisir le tribunal judiciaire. Cette jurisprudence protège les consommateurs contre les constructeurs qui tentent de se soustraire à leurs obligations.

2

Retraité à Montpellier victime de retards de livraison

Un retraité de 68 ans fait construire une maison individuelle à Montpellier (Hérault) pour sa résidence principale. Le contrat, signé en 2020, est un « contrat de maîtrise d'œuvre » sans clauses CCMI. La livraison prévue en 18 mois est retardée de 10 mois, et le retraité souhaite obtenir des pénalités de retard.

Application pratique:

La décision du 5 novembre 2020 impose de requalifier le contrat en CCMI si les éléments constitutifs sont réunis. Le retraité peut donc se prévaloir du délai d'exécution et des pénalités de retard prévues par l'article L231-2 du code de la construction. Il doit d'abord notifier par écrit le constructeur de la reconnaissance du CCMI et réclamer les pénalités calculées selon le contrat. En cas de litige, il pourra saisir le tribunal pour obtenir la requalification et l'indemnisation. Il est conseillé de consulter un avocat pour établir un dossier solide.

3

Propriétaire à Rennes perd son constructeur en faillite

Une propriétaire à Rennes (Ille-et-Vilaine) signe un « contrat d'entreprise » avec un constructeur pour édifier sa maison. Le prix est de 250 000 €. En cours de chantier, le constructeur est placé en liquidation judiciaire, laissant la maison inachevée. La propriétaire découvre que le contrat ne comporte aucune garantie de livraison, ce qui l'empêche d'être indemnisée par l'assureur.

Application pratique:

La jurisprudence de la Cour de cassation (n°19-12.634) permet de requalifier ce contrat en CCMI, même si le constructeur a omis de l'établir. En conséquence, la propriétaire est couverte par l'obligation de garantie de livraison (article L231-6 du CCH), qui est d'ordre public. Elle doit donc se retourner auprès du garant (souvent une compagnie d'assurance) pour obtenir l'achèvement du chantier ou le remboursement des sommes versées. Il est impératif d'agir rapidement : saisir le garant dans les quinze jours suivant la liquidation judiciaire, puis éventuellement engager une action contre le souscripteur de la garantie. Cette décision protège les maîtres d'ouvrage imprudents ou mal conseillés.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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