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Secrétaire : quelle faute professionnelle ?
Droit Immobilier

Secrétaire : quelle faute professionnelle ?

📅 Décision du 30 mai 1978⚖️ Cour de cassation👁️ 19 vues📖 2 min de lecture

Après avoir relevé que le secrétaire général d'une société n'avait pas caché à son cocontractant lors de la signature d'une convention portant sur des parts sociales, qu'il n'était pas le représentant de la société, et qu'il ne s'était prévalu d'aucun pouvoir spécial, une cour d'appel peut estimer que le tiers avait l'obligation de vérifier les pouvoirs de celui qui traitait avec lui sans pouvoir prétendre avoir été trompé sur les apparences.

Décision de référence : cc • N° 76-15.170 • 1978-05-30 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Après avoir relevé que le secrétaire général d'une société n'avait pas caché à son cocontractant lors de la signature d'une convention portant sur des parts sociales, qu'il n'était pas le représentant de la société, et qu'il ne s'était prévalu d'aucun pouvoir spécial, une cour d'appel peut estimer que le tiers avait l'obligation de vérifier les pouvoirs de celui qui traitait avec lui sans pouvoir prétendre avoir été trompé sur les apparences.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 76-15.170
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 30 mai 1978

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Un gérant de société de gestion locative sans mandat

À Marseille, un propriétaire bailleur confie la gestion de son appartement à une personne se présentant comme le gérant d’une société de gestion locative. Celle-ci signe un contrat de location au loyer de 900 € par mois. Plus tard, la société conteste la validité du bail car le signataire n’avait aucun pouvoir pour engager la société.

Application pratique:

Cette jurisprudence rappelle que tout tiers doit vérifier les pouvoirs du signataire. Avant de signer un contrat avec un intermédiaire, exigez un extrait Kbis ou un mandat écrit précisant l’étendue de ses pouvoirs. En cas de doute, contactez directement le représentant légal de la société. Si vous avez déjà signé sans ces précautions, consultez un avocat pour évaluer les recours possibles.

2

Un agent commercial vend un appartement sans habilitation

Un primo-accédant à Bordeaux visite un appartement neuf à 320 000 €. L’agent commercial du promoteur affirme pouvoir signer le compromis de vente. Après signature et versement d’un dépôt de garantie de 16 000 €, le promoteur refuse d’honorer la réservation, faute de pouvoir de l’agent.

Application pratique:

Selon la décision, l’acheteur avait l’obligation de contrôler les pouvoirs de l’agent. Demandez toujours un mandat écrit du promoteur autorisant la signature d’un avant-contrat. Vérifiez l’identité du signataire sur le mandat et appelez le promoteur pour confirmation. Si vous êtes victime d’une telle situation, rassemblez tous les documents et engagez une procédure pour faute de l’agent ou du promoteur.

3

Un syndic de copropriété outrepasse ses pouvoirs

Dans une copropriété à Lille, le syndic présente aux copropriétaires un devis de rénovation de la toiture de 45 000 € en assemblée générale, affirmant avoir l’aval du conseil syndical. La résolution est votée. Plus tard, on découvre que le syndic n’avait pas reçu de mandat écrit du conseil pour engager ces travaux.

Application pratique:

La jurisprudence impose aux copropriétaires de vérifier les pouvoirs du syndic. Exigez la présentation du compte rendu du conseil syndical autorisant le syndic à présenter ce devis, ou tout autre document officiel démontrant son habilitation. Si vous avez un doute, refusez de voter la résolution ou faites-la suspendre. En cas de litige, contestez la décision en justice pour irrégularité.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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