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Ayant constaté que les cautions de l'assuré invoquent l'article 1382
Droit Immobilier

Ayant constaté que les cautions de l'assuré invoquent l'article 1382

📅 Décision du 06 février 2014⚖️ Cour de cassation👁️ 11 vues📖 2 min de lecture

Ayant constaté que les cautions de l'assuré recherchaient la responsabilité délictuelle de l'assureur sur le fondement de l'article 1382 du code civil en invoquant une inexécution fautive du contrat à l'origine de leur propre dommage, une cour d'appel en déduit exactement que cette action intentée par des tiers au contrat d'assurance n'est pas soumise à la prescription biennale de l'article L. 114-1 du code des assurances

Décision de référence : cc • N° 13-10.540 • 2014-02-06 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Ayant constaté que les cautions de l'assuré recherchaient la responsabilité délictuelle de l'assureur sur le fondement de l'article 1382 du code civil en invoquant une inexécution fautive du contrat à l'origine de leur propre dommage, une cour d'appel en déduit exactement que cette action intentée par des tiers au contrat d'assurance n'est pas soumise à la prescription biennale de l'article L. 114-1 du code des assurances

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 13-10.540
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 06 février 2014

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire victime d’une mauvaise gestion de sinistre par l’assurance du locataire

Vous louez un appartement à Lyon (69000) pour 900€ par mois. Votre locataire cause un dégât des eaux en janvier 2020, et son assureur tarde à indemniser, vous obligeant à avancer 4 500€ de réparations. L’assureur rejette finalement la prise en charge en 2023, invoquant la prescription de deux ans.

Application pratique:

En tant que tiers au contrat d’assurance, votre action contre l’assureur pour manquement fautif relève de la responsabilité délictuelle, non soumise au délai de deux ans de l’article L. 114-1 du Code des assurances. Vous pouvez donc encore agir sur le fondement de l’article 1240 du Code civil, avec un délai de prescription de cinq ans à compter de la connaissance du dommage. Rassemblez toutes les preuves de la faute de l’assureur (échanges, factures) et engagez une procédure sans vous laisser intimider par l’argument de la prescription abrégée.

2

Copropriétaire lésé par le traitement tardif d’un sinistre par l’assurance de l’immeuble

Dans une copropriété à Marseille (13000), un dégât des eaux survenu en juin 2019 endommage votre appartement (devis de remise en état : 8 200€). L’assureur de la copropriété refuse toute indemnisation après trois ans de silence, et vous fait face à un refus pour cause de prescription biennale.

Application pratique:

Votre recours n’est pas fondé sur le contrat d’assurance (auquel vous n’êtes pas partie) mais sur la responsabilité délictuelle de l’assureur pour avoir fautivement tardé ou refusé d’exécuter ses obligations, causant un préjudice distinct. La décision de la Cour de cassation du 6 février 2014 (n° 13-10.540) écarte la prescription de deux ans dans ce cas. Vous disposez donc d’un délai de cinq ans pour agir en justice. Conservez tous les justificatifs et consultez rapidement un avocat pour préserver vos droits.

3

Acquéreur confronté à l’inexécution fautive de l’assurance dommages-ouvrage

Vous achetez en 2018 une maison à Bordeaux (33000) pour 320 000€. Des fissures apparaissent en 2020, relevant de la garantie dommages-ouvrage. L’assureur refuse de prendre en charge les travaux (estimés à 25 000€) malgré des rapports d’expertise favorables, en prétextant une prescription de votre action.

Application pratique:

Même si vous bénéficiez directement de l’assurance dommages-ouvrage, l’attitude dolosive ou négligente de l’assureur dans le traitement de votre dossier constitue une faute délictuelle à votre égard. Votre demande d’indemnisation ne relève pas de la prescription biennale du contrat d’assurance, mais du délai de droit commun (cinq ans à compter de la connaissance du dommage). Appuyez-vous sur la jurisprudence précitée pour contester l’exception de prescription et exiger une juste réparation, sans attendre l’expiration du délai réel.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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