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Dans l'administration légale pure et
Droit Immobilier

Dans l'administration légale pure et

📅 Décision du 18 octobre 1994⚖️ Cour de cassation👁️ 13 vues📖 2 min de lecture

Dans l'administration légale pure et simple, l'administrateur peut, avec l'accord de son conjoint, consentir au nom du mineur un bail commercial soumis aux dispositions du décret du 30 septembre 1953. Ce n'est que lorsque le bail a été consenti par l'administrateur légal ou par le tuteur, agissant seul et sans autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille, qu'il ne confère au preneur, à l'encontre du mineur devenu majeur ou émancipé, aucun droit de renouvellement.

Décision de référence : cc • N° 92-21.735 • 1994-10-18 • Consulter la décision →

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La situation

Dans l'administration légale pure et simple, l'administrateur peut, avec l'accord de son conjoint, consentir au nom du mineur un bail commercial soumis aux dispositions du décret du 30 septembre 1953. Ce n'est que lorsque le bail a été consenti par l'administrateur légal ou par le tuteur, agissant seul et sans autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille, qu'il ne confère au preneur, à l'encontre du mineur devenu majeur ou émancipé, aucun droit de renouvellement.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 92-21.735
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 octobre 1994

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bail commercial signé par un seul parent sans autorisation

Sophie, mère divorcée à Lyon, est administratrice légale de son fils mineur. Elle signe seule, sans l'accord de son ex-conjoint ni autorisation du juge, un bail commercial pour un local dont son fils hérite, avec un loyer de 2 000 € par mois pour une durée de 9 ans. Le preneur exploite un restaurant.

Application pratique:

Selon la décision, ce bail ne confère pas au preneur le droit au renouvellement lorsque le mineur devient majeur. Sophie doit immédiatement régulariser la situation en obtenant l'accord écrit de son ex-conjoint ou en saisissant le juge des tutelles pour valider le bail. Elle doit informer le preneur par écrit du risque encouru. Sans cette régularisation, à la majorité de son fils, celui-ci pourra refuser le renouvellement du bail.

2

Client commerçant face au refus de renouvellement d'un bail

Karim, commerçant à Bordeaux, a signé un bail commercial pour son magasin de vêtements avec un administrateur légal agissant seul, sans autorisation du juge, sur le local d'un mineur. Dix ans plus tard, le jeune majeur refuse de renouveler le bail et demande le départ de Karim. Karim a investi 80 000 € dans l'installation.

Application pratique:

En vertu de cette jurisprudence, Karim ne peut pas se prévaloir du droit au renouvellement contre le majeur. Il doit donc négocier un départ amiable ou tenter d'obtenir un nouveau bail de gré à gré. Karim aurait dû vérifier les pouvoirs de l'administrateur lors de la signature, notamment en exigeant l'accord écrit de l'autre parent ou la délibération du conseil de famille. Il peut demander une indemnité d'éviction seulement si il parvient à prouver que l'acte a été régularisé ultérieurement.

3

Acquisition d'un fonds de commerce avec bail non régularisé

Martine, investisseuse à Lille, achète le fonds de commerce d'une librairie dont le bail commercial a été consenti par une mère seule, administratrice légale de ses enfants mineurs, sur un local appartenant aux enfants. Le notaire n'a pas signalé l'absence d'autorisation du juge des tutelles. Martine découvre le problème après signature.

Application pratique:

Cette décision expose Martine à un risque majeur : si le bail n'a pas été validé, l'enfant devenu majeur pourra refuser le renouvellement, rendant le fonds de commerce sans valeur locative. Martine doit faire régulariser le bail par l'actuel majeur, ou s'il est encore mineur, par le juge des tutelles avant l'acquisition. Si la régularisation est impossible, elle peut se rétracter de la vente pour vice du consentement ou demander une diminution du prix. Elle doit exiger du vendeur la garantie d'éviction en cas de refus.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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