Droit Immobilier

Décide exactement que le syndicat des

📅 Décision du 27 novembre 1991⚖️ Cour de cassation👁️ 3 vues📖 2 min de lecture

Décide exactement que le syndicat des copropriétaires est responsable de plein droit de tout vice de construction, même en l'absence de ruine du bâtiment, une cour d'appel qui retient que les dommages causés à une verrière, aménagée conformément aux projets du promoteur, bordée d'allées piétonnes, située à même le sol, d'une cour, dominée par des bâtiments faisant partie de la copropriété, résultent d'un aménagement défectueux des lieux.

Décision de référence : cc • N° 89-17.185 • 1991-11-27 • Consulter la décision →

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La situation

Décide exactement que le syndicat des copropriétaires est responsable de plein droit de tout vice de construction, même en l'absence de ruine du bâtiment, une cour d'appel qui retient que les dommages causés à une verrière, aménagée conformément aux projets du promoteur, bordée d'allées piétonnes, située à même le sol, d'une cour, dominée par des bâtiments faisant partie de la copropriété, résultent d'un aménagement défectueux des lieux.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
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Informations juridiques

  • Numéro: 89-17.185
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 27 novembre 1991

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Effondrement d'une verrière en copropriété à Lyon

Madame Dupont, copropriétaire dans une résidence lyonnaise, voit la verrière de la cour intérieure s'effondrer, blessant sa fille et endommageant sa terrasse (préjudice évalué à 8 000 €). Le syndicat des copropriétaires refuse toute indemnisation, arguant de l'absence de ruine du bâtiment.

Application pratique:

L'arrêt de la Cour de cassation du 27 novembre 1991 établit une responsabilité de plein droit du syndicat pour tout vice de construction, même sans ruine. Madame Dupont doit immédiatement déclarer le sinistre au syndic, réunir les preuves (photos, témoignages, devis) et mettre en demeure le syndicat par courrier recommandé. Sans réponse sous 30 jours, elle peut saisir le tribunal judiciaire en s'appuyant sur cette jurisprudence pour obtenir réparation sans avoir à prouver une faute.

2

Infiltration par verrière défectueuse après achat à Bordeaux

Monsieur Martin, primo-accédant, a acheté un appartement à Bordeaux il y a 18 mois. La verrière de la cour commune, réalisée par le promoteur il y a 3 ans, présente un vice de conception provoquant des infiltrations qui dégradent son logement (coût des réparations estimé à 5 500 €).

Application pratique:

Cette décision rend le syndicat des copropriétaires responsable des vices affectant les parties communes, comme la verrière, même en l'absence d'effondrement. Monsieur Martin doit signaler sans délai le défaut au syndic par lettre recommandée, demander une expertise en assemblée générale et exiger des travaux. Si le syndicat tarde, il peut invoquer la garantie décennale du promoteur et la responsabilité de plein droit du syndicat pour obtenir une indemnisation rapide.

3

Danger imminent d'une verrière sur un commerce loué à Nice

Madame Lefèvre, propriétaire bailleur d'un local commercial à Nice, fait face à une mise en demeure de son locataire (une boutique de prêt-à-porter) car la verrière de la cour adjacente menace de s'effondrer, entraînant une perte d'exploitation de 10 000 € sur deux mois. Le syndicat tarde à intervenir.

Application pratique:

L'arrêt confirme que le syndicat est responsable de plein droit de l'aménagement défectueux des parties communes. En tant que copropriétaire, Madame Lefèvre doit immédiatement convoquer une assemblée générale extraordinaire pour voter des travaux d'urgence, et assigner si besoin le syndicat en référé pour faire cesser le trouble. Elle peut aussi engager la responsabilité du syndicat pour les pertes subies par son locataire, en s'appuyant sur ce principe de responsabilité sans faute.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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