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È cassata la sentenza che mette fuori causa una compagnia di assicurazioni
Droit Immobilier

È cassata la sentenza che mette fuori causa una compagnia di assicurazioni

📅 Décision du 13 dicembre 1995⚖️ Cour de cassation👁️ 11 vues📖 2 min de lecture

È cassata la sentenza che mette fuori causa una compagnia di assicurazioni fondandosi sulle clausole di una polizza individuale che una società aveva sottoscritto presso quella compagnia e che l'assicuratore aveva invocato per la prima volta in appello, mentre la società sosteneva nelle sue difese, alle quali non è stata data risposta, che tale polizza non le era opponibile.

Decisione di riferimento: cc • N° 94-12.888 • 1995-12-13 • Consulta la decisione →

Questa decisione fornisce un chiarimento importante sul vostro diritto immobiliare. Ecco cosa cambia per voi.

La situazione

È cassata la sentenza che mette fuori causa una compagnia di assicurazioni fondandosi sulle clausole di una polizza individuale che una società aveva sottoscritto presso quella compagnia e che l'assicuratore aveva invocato per la prima volta in appello, mentre la società sosteneva nelle sue difese, alle quali non è stata data risposta, che tale polizza non le era opponibile.

Cosa dice la legge

Questa decisione conferma i principi fondamentali del diritto di proprietà.

Punti da ricordare

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Informations juridiques

  • Numéro: 94-12.888
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 13 décembre 1995

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Assureur qui invoque une clause nouvelle en appel

Un bailleur à Lyon a subi un dégât des eaux dans son immeuble locatif, causant 8 000 € de dommages. En première instance, son assureur a refusé l'indemnisation en invoquant un défaut d'entretien. En appel, l'assureur se prévaut soudainement d'une clause d'exclusion issue d'une police souscrite par le syndic de copropriété, que le bailleur n'a jamais signée.

Application pratique:

Cette jurisprudence impose aux juges de répondre aux moyens des parties, notamment à l'argument selon lequel un contrat ou une clause n'est pas opposable à celui qui n'y est pas partie. Le bailleur doit immédiatement soulever l'inopposabilité de la clause invoquée pour la première fois en appel et exiger que la cour se prononce sur ce point. Il faut conserver tous les courriers échangés avec l'assureur pour prouver à quel moment chaque argument a été soulevé, afin de démontrer la nouveauté en appel.

2

Acheteur victime de désordres et clause d'exclusion opposée tardivement

Un primo-accédant a acheté sur plan un appartement neuf à Bordeaux pour 250 000 €. Après la livraison apparaissent des fissures et infiltrations d'eau. Il agit contre le promoteur et son assureur. En première instance, l'assureur n'a invoqué aucune clause d'exclusion particulière. En appel, il soulève pour la première fois une clause de la police de responsabilité décennale du promoteur excluant ce type de désordre.

Application pratique:

L'acheteur, tiers au contrat d'assurance entre le promoteur et son assureur, peut se prévaloir de l'inopposabilité de cette clause. Si la clause n'a pas été soulevée en première instance, il faut invoquer l'irrecevabilité de ce moyen nouveau en appel, sauf si l'assureur justifie d'une cause légitime. Il convient de demander expressément à la cour de répondre à l'argument d'inopposabilité, en citant la jurisprudence de 1995, et de conserver toutes les conclusions de première instance pour démontrer l'absence initiale de ce moyen.

3

Copropriétaire lésé par une clause d'assurance du syndicat soulevée en appel

À Nice, un copropriétaire subit la chute d'une partie de la façade commune qui endommage son appartement pour 20 000 €. Il assigne le syndicat des copropriétaires et son assureur. En première instance, l'assureur oppose uniquement la prescription de l'action. En appel, il invoque pour la première fois une clause du contrat d'assurance du syndicat excluant les dommages de façade dus à un défaut d'entretien.

Application pratique:

Le copropriétaire doit soutenir que cette clause, issue d'un contrat auquel il n'est pas partie, ne lui est pas opposable, et qu'en tout état de cause ce moyen nouveau est irrecevable en appel. La jurisprudence impose au juge de répondre à ce type d'argument, faute de quoi sa décision encourt la cassation. Il faut immédiatement réclamer dans ses conclusions que la cour se prononce sur la nouveauté du moyen et sur l'inopposabilité, et produire les écritures de première instance pour établir l'absence antérieure de cette défense.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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