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Droit Foncier

La construction sans permis de

📅 Décision du 13 marzo 1973⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

La construction sans permis de construire d'une terrasse constitue en l'espèce le délit prévu et réprimé par l'article 103 du Code de l'Urbanisme et justifie l'application aux utilisateurs du sol et aux bénéficiaires des travaux des dispositions des articles 1O3 et 1O4 dudit code (1); il n'importe que la construction irrégulièrement édifiée empiète, en outre sur le domaine public et ait pu nécessiter, de ce fait, d'autres autorisations administratives telles qu'une permission de voirie (2). Les prescriptions de l 'article 104 précité ont été respectées lorsqu'a été entendu un fonctionnaire délégué par le préfet (3).

Décision de référence : cc • N° 72-90.270 • 1973-03-13 • Consulter la décision →

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La situation

La construction sans permis de construire d'une terrasse constitue en l'espèce le délit prévu et réprimé par l'article 103 du Code de l'Urbanisme et justifie l'application aux utilisateurs du sol et aux bénéficiaires des travaux des dispositions des articles 1O3 et 1O4 dudit code (1); il n'importe que la construction irrégulièrement édifiée empiète, en outre sur le domaine public et ait pu nécessiter, de ce fait, d'autres autorisations administratives telles qu'une permission de voirie (2). Les prescriptions de l 'article 104 précité ont été respectées lorsqu'a été entendu un fonctionnaire délégué par le préfet (3).

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 72-90.270
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 13 mars 1973

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur à Lyon découvre une terrasse sans permis

Un couple s'apprête à acheter un appartement de 350 000 € à Lyon (6e arrondissement). Lors de la visite, il remarque une terrasse en bois de 12 m² ajoutée sur la cour intérieure, construite en 2019 par l'actuel propriétaire. Le vendeur affirme qu'aucune autorisation n'était nécessaire car la terrasse ne modifie pas la façade.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 13 mars 1973 confirme que la construction d'une terrasse sans permis de construire constitue un délit prévu par le Code de l'urbanisme, même si elle n'empiète pas sur le domaine public ni ne nécessite d'autre autorisation. Avant de signer l'acte de vente, l'acheteur doit exiger un certificat d'urbanisme opérationnel et vérifier l'absence de procédure pénale ou de démolition. Il est recommandé d'insérer une condition suspensive de régularisation administrative et de consulter un avocat spécialisé pour évaluer le risque de devoir démolir la terrasse à ses frais après l'achat. Conserver tous les échanges écrits avec le vendeur pour prouver sa bonne foi.

2

Propriétaire bailleur à Marseille a construit une terrasse sans permis

Un propriétaire d'un immeuble locatif à Marseille (8e arrondissement) a fait construire en 2021 une terrasse de 20 m² sur le toit plat de l'immeuble, sans demander de permis de construire. Un locataire du dernier étage se plaint de nuisances sonores et de fissures, et la mairie a été alertée par un voisin. Le propriétaire risque une amende et une obligation de remise en état.

Application pratique:

Cet arrêt rappelle que toute construction de terrasse sans autorisation d'urbanisme est un délit, indépendamment de l'accord des copropriétaires ou d'une éventuelle permission de voirie. Le propriétaire doit immédiatement déposer une demande de permis de construire de régularisation auprès de la mairie de Marseille, en joignant des photos et plans de la terrasse existante. Il doit aussi cesser les travaux et ne pas louer l'espace tant que la situation n'est pas régularisée. Une consultation rapide avec un avocat en droit immobilier permettra d'anticiper une procédure pénale et de négocier avec l'administration pour éviter une démolition si la construction est conforme aux règles de fond.

3

Copropriétaire à Nice conteste terrasse empiétant sur partie commune

Dans une copropriété à Nice (quartier Libération), un copropriétaire a installé en 2020 une terrasse de 15 m² sur le toit-terrasse commun, sans autorisation de l'assemblée générale ni permis de construire. La terrasse déborde même de 40 cm au-dessus du trottoir public, et le syndicat des copropriétaires envisage une action en justice. Les autres copropriétaires s'inquiètent de la sécurité et de la valeur de l'immeuble.

Application pratique:

La décision de 1973 établit que la construction irrégulière d'une terrasse est un délit même si elle empiète sur le domaine public et aurait pu nécessiter une permission de voirie : l'absence de permis de construire suffit à engager la responsabilité pénale. Le syndicat des copropriétaires peut s'appuyer sur cette jurisprudence pour exiger la démolition et le rétablissement des parties communes, en saisissant le juge civil et en signalant l'infraction à la mairie de Nice. Il est conseillé de réunir une assemblée générale pour voter une action en justice et désigner un avocat, tout en respectant le délai de prescription de six ans pour les infractions pénales d'urbanisme. Conserver le procès-verbal de l'AG et les photos datées de la terrasse constitue une preuve essentielle.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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