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Droit Immobilier

La Convention collective nationale de

📅 Décision du 10 dicembre 1996⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

La Convention collective nationale de travail des gardiens, concierges et employés d'immeubles du 11 décembre 1979 ne contenant aucune disposition relative au remboursement par le propriétaire de la taxe d'habitation n'a pas mis en cause l'existence de l'usage local constaté par la cour d'appel en vertu duquel la taxe d'habitation due par les gardiens d'immeubles était prise en charge par leur employeur.

Décision de référence : cc • N° 94-18.340 • 1996-12-10 • Consulter la décision →

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La situation

La Convention collective nationale de travail des gardiens, concierges et employés d'immeubles du 11 décembre 1979 ne contenant aucune disposition relative au remboursement par le propriétaire de la taxe d'habitation n'a pas mis en cause l'existence de l'usage local constaté par la cour d'appel en vertu duquel la taxe d'habitation due par les gardiens d'immeubles était prise en charge par leur employeur.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 94-18.340
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 10 décembre 1996

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur à Lyon refuse de rembourser

M. Martin possède un immeuble de 12 appartements dans le 3e arrondissement de Lyon. Il emploie une gardienne logée sur place, Mme Dupont. La taxe d'habitation 2023 sur son logement de fonction s'élève à 850 €, mais M. Martin refuse de la rembourser en invoquant l'absence de disposition dans la convention collective.

Application pratique:

La décision de 1996 confirme qu'un usage local peut obliger l'employeur à prendre en charge la taxe d'habitation du gardien même si la convention collective est muette. M. Martin doit vérifier si un usage local existe à Lyon (en se renseignant auprès des syndicats professionnels ou des tribunaux). Si l'usage est constaté, il doit rembourser la taxe à Mme Dupont pour éviter un litige et d'éventuels dommages-intérêts. Il est conseillé de stipuler clairement cette prise en charge dans le contrat de travail.

2

Copropriétaires marseillais refusent une ligne budgétaire

Dans une copropriété de 20 lots située dans le 8e arrondissement de Marseille, le gardien occupe un logement de fonction. Sa taxe d'habitation annuelle est de 720 €. Lors de l'assemblée générale, certains copropriétaires votent contre le remboursement, arguant que la convention collective ne l'impose pas.

Application pratique:

Cette jurisprudence établit qu'un usage local peut fonder l'obligation de rembourser la taxe d'habitation du gardien, même sans texte conventionnel. Le syndic et les copropriétaires doivent rechercher s'il existe un usage local dans les Bouches-du-Rhône (via l'union des syndics ou la jurisprudence locale). Si oui, le syndicat des copropriétaires doit inscrire cette dépense au budget et rembourser le gardien, sous peine d'être condamné. Il est prudent d'adopter une résolution en ce sens.

3

Syndic niçois doit conseiller cinq immeubles

Une société de gestion immobilière à Nice administre cinq immeubles avec chacun un gardien résidant. Les taxes d'habitation sur les logements de fonction varient de 600 € à 900 €. Le syndic ne les a jamais remboursées, pensant qu'aucune obligation légale ne s'impose ; un gardien menace de saisir le conseil de prud'hommes.

Application pratique:

La décision rappelle que le silence de la convention collective ne fait pas obstacle à un usage local imposant la prise en charge de la taxe d'habitation par l'employeur. Le syndic doit enquêter sur l'existence d'un usage local dans les Alpes-Maritimes (chambre syndicale, décisions antérieures). Si l'usage est avéré, il doit intégrer ce remboursement dans les charges et régulariser les arriérés pour chaque gardien, avec intérêts éventuels. Une mise à jour des contrats de travail est recommandée pour sécuriser la pratique.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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