Droit Immobilier

La décision de l'assemblée générale

📅 Décision du 09 juillet 1970⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

La décision de l'assemblée générale des copropriétaires d'autoriser l'un d'eux à occuper une partie commune en subordonnant cette autorisation au payement d'une indemnité, a le caractère d'une convention entre le syndicat et le copropriétaire.

Décision de référence : cc • N° 69-10.579 • 1970-07-09 • Consulter la décision →

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La situation

La décision de l'assemblée générale des copropriétaires d'autoriser l'un d'eux à occuper une partie commune en subordonnant cette autorisation au payement d'une indemnité, a le caractère d'une convention entre le syndicat et le copropriétaire.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 69-10.579
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 09 juillet 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Usage privatif d'une cour commune contre indemnité

À Nice, un copropriétaire occupe depuis 3 ans une partie de la cour commune pour y installer une terrasse, avec l'accord de l'assemblée générale contre une indemnité annuelle de 600 €. Récemment, un nouveau syndic tente de faire révoquer cette autorisation par un simple vote en assemblée.

Application pratique:

Cette décision indique qu'une telle autorisation crée une convention (contrat) entre le syndicat et le copropriétaire. Pour contester la révocation, le copropriétaire doit s'appuyer sur cette nature contractuelle : l'assemblée ne peut pas y mettre fin unilatéralement, sauf non-respect des termes prévus. Il convient de conserver le procès-verbal de l'assemblée ayant accordé l'usage et de saisir le tribunal judiciaire en cas de conflit.

2

Achat d'un lot avec droit d'usage exclusif

À Bordeaux, un acheteur s'intéresse à un appartement dont le vendeur déclare bénéficier d'un droit exclusif sur un local à vélos commun, moyennant une indemnité de 200 € par an votée il y a 5 ans. L'acheteur souhaite savoir si ce droit lui sera transmis.

Application pratique:

Selon la jurisprudence, ce droit est de nature contractuelle et attaché au lot. L'acheteur doit exiger une copie de la décision d'assemblée pour vérifier les conditions (durée, indemnité). Il est recommandé de faire mentionner ce droit dans l'acte de vente et d'informer le syndic du transfert pour éviter toute contestation future. La consultation d'un notaire est essentielle pour sécuriser la transmission.

3

Demande d'occupation d'un palier par un copropriétaire

À Lyon, un copropriétaire souhaite installer un meuble de rangement dans le couloir commun desservant son étage. Il propose à l'assemblée de verser une indemnité de 300 € par an pour cette occupation, mais craint une révocation ultérieure par de nouveaux copropriétaires.

Application pratique:

La décision rappelle que l'autorisation assortie d'une indemnité forme un contrat protecteur. Pour sécuriser sa situation, il doit proposer un projet de convention écrite précisant la superficie, l'usage, la durée (par exemple 9 ans renouvelable) et l'indemnité. Une fois adoptée en assemblée, cette convention ne pourra être remise en cause que d'un commun accord ou pour inexécution des obligations, offrant ainsi une stabilité juridique.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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Avocat Maître Zakine, Docteur En Droit

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