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La décision d'une assemblée générale
Droit Immobilier

La décision d'une assemblée générale

📅 Décision du 20 März 2002⚖️ Cour de cassation👁️ 17 vues📖 2 min de lecture

La décision d'une assemblée générale de copropriétaires acceptant a posteriori moyennant le versement d'une indemnité, des travaux réalisés par un copropriétaire sur des parties communes dont ce dernier n'avait que la jouissance privative, est soumise aux conditions de vote de l'article 26 de la loi du 10 juillet 1965.

Décision de référence : cc • N° 00-17.751 • 2002-03-20 • Consulter la décision →

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La situation

La décision d'une assemblée générale de copropriétaires acceptant a posteriori moyennant le versement d'une indemnité, des travaux réalisés par un copropriétaire sur des parties communes dont ce dernier n'avait que la jouissance privative, est soumise aux conditions de vote de l'article 26 de la loi du 10 juillet 1965.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 00-17.751
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 mars 2002

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Aménagement non autorisé d'un jardin privatif en copropriété

M. Dupont, propriétaire d'un appartement en rez-de-jardin à Nice, a installé une terrasse en bois et un abri de jardin sur son jardin privatif (partie commune à jouissance exclusive) sans autorisation préalable, pour un coût de 8 000 €.

Application pratique:

L'assemblée générale peut ratifier ces travaux a posteriori, mais uniquement sous les conditions de vote de l'article 26 (majorité des copropriétaires présents ou représentés détenant au moins les 2/3 des voix, ou second vote à la majorité simple des voix exprimées si le premier échoue). M. Dupont doit inscrire une résolution spécifique à l'ordre du jour de la prochaine assemblée, présenter les travaux et proposer une indemnité pour régulariser la situation. Il est conseillé de consulter un avocat pour préparer le dossier et éviter un contentieux.

2

Régularisation de travaux sur un balcon sans autorisation

Dans une copropriété à Lyon, Mme Martin a transformé son balcon (partie commune à jouissance privative) en véranda fermée, pour un montant de 15 000 €, sans vote préalable. Certains copropriétaires contestent.

Application pratique:

Le syndic doit convoquer une assemblée générale pour soumettre la ratification de ces travaux. Conformément à la décision de la Cour de cassation de 2002, le vote doit respecter l'article 26 : majorité des copropriétaires représentant au moins 2/3 des voix. Si l'assemblée refuse, Mme Martin pourrait être contrainte de remettre les lieux en état. Le syndic a intérêt à proposer une indemnité pour compenser l'atteinte aux parties communes. Les copropriétaires opposants doivent vérifier que les règles de vote sont bien appliquées.

3

Achat d'un appartement avec véranda non autorisée

M. et Mme Lebrun achètent un appartement à Marseille avec une terrasse (partie commune à jouissance exclusive) transformée en pièce habitable par l'ancien propriétaire, sans autorisation de la copropriété. Le vendeur affirme que c'est toléré depuis 10 ans.

Application pratique:

Avant l'achat, les acquéreurs doivent exiger du vendeur une régularisation : convocation d'une assemblée générale avec vote selon l'article 26 pour ratifier les travaux. Sans cela, ils risquent une action en démolition. La décision de 2002 rappelle que la tolérance ou le temps écoulé ne valent pas autorisation ; seule une résolution adoptée dans les conditions de l'article 26 est valable. Il est essentiel de conditionner la vente à cette régularisation, sous peine de litige futur et de moins-value à la revente.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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