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La procédure particulière de fixation de l'indemnité n'exclut pas la preuve libre
Droit Immobilier

La procédure particulière de fixation de l'indemnité n'exclut pas la preuve libre

📅 Décision du 29 avril 1997⚖️ Cour de cassation👁️ 20 vues📖 2 min de lecture

La procédure particulière de détermination et de fixation de l'indemnité à la charge de l'Office national de la chasse n'exclut pas pour la personne qui demande l'indemnisation de dégâts causés par le gibier à ses récoltes, lorsque le Tribunal est saisi, la preuve par tout moyen de l'étendue et de la consistance du préjudice selon les règles du droit commun.

Décision de référence : cc • N° 94-19.845 • 1997-04-29 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

La procédure particulière de détermination et de fixation de l'indemnité à la charge de l'Office national de la chasse n'exclut pas pour la personne qui demande l'indemnisation de dégâts causés par le gibier à ses récoltes, lorsque le Tribunal est saisi, la preuve par tout moyen de l'étendue et de la consistance du préjudice selon les règles du droit commun.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 94-19.845
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 29 avril 1997

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Agriculteur en Dordogne : dégâts de sangliers sur maïs

Exploitant d'une ferme céréalière à Bergerac, vous constatez que 2 hectares de votre champ de maïs ont été ravagés par des sangliers en septembre. La perte est estimée à 8 000 €. Vous déposez une demande d'indemnisation auprès de l'Office national de la chasse (ONC), mais l'expert désigné minimise les dégâts.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation vous autorise à prouver l'étendue réelle des dégâts par tout moyen de droit commun. Rassemblez des photos datées, des témoignages de voisins, des relevés météo et un rapport d'un expert agricole indépendant. Si le tribunal est saisi, présentez ces preuves pour contester l'évaluation officielle et obtenir une indemnisation intégrale. Conservez tous les échanges avec l'ONC et respectez le délai de 6 mois pour agir.

2

Propriétaire dans les Yvelines : verger détruit par des cerfs

Vous possédez un terrain de 3 000 m² à Rambouillet avec un verger de pommiers. En une nuit, une harde de cerfs a sectionné l'écorce de 20 arbres, les condamnant. Le préjudice est évalué à 5 500 €. L'ONC propose une indemnité partielle, arguant que les arbres étaient déjà fragilisés.

Application pratique:

Grâce à cette jurisprudence, vous pouvez utiliser des preuves variées pour démontrer la cause et l'ampleur du dommage. Prenez des photographies sous plusieurs angles, filmez une vidéo avec un constat d'huissier si possible, et recueillez une attestation d'un arboriculteur. Lors de la procédure devant le tribunal d'instance, ces éléments viendront étayer votre dossier pour obtenir réparation complète, car la charge de la preuve ne repose pas uniquement sur l'expertise administrative.

3

Maraîcher en Vaucluse : cultures légumières ravagées par des lapins

Installé à Cavaillon, vous exploitez 1,5 hectare de salades et carottes sous serre et en plein champ. Une prolifération soudaine de lapins de garenne a détruit 30 % de vos récoltes, soit une perte de 12 000 €. L'ONC tarde à mandater un expert et vous craignez que l'indemnisation soit sous-évaluée.

Application pratique:

La décision rappelle que la procédure spéciale ne fait pas obstacle à l'application des règles de preuve de droit commun. Documentez immédiatement les dégâts : faites un état des lieux contradictoire avec un témoin, conservez des échantillons des plants abîmés, et tenez un journal de bord. En cas de désaccord, saisissez le tribunal judiciaire en apportant tous ces justificatifs pour que le juge fixe l'indemnité sur la base de la réalité du préjudice, et non du seul rapport de l'ONC.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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