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Droit Immobilier

La résiliation du bail en raison des

📅 Décision du 11 juillet 1977⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

La résiliation du bail en raison des infractions commises par le preneur n'est pas subordonnée à l'existence d'un préjudice pour le bailleur.

Décision de référence : cc • N° 76-10.165 • 1977-07-11 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

La résiliation du bail en raison des infractions commises par le preneur n'est pas subordonnée à l'existence d'un préjudice pour le bailleur.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 76-10.165
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 11 juillet 1977

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur résilie le bail pour sous-location non autorisée

À Lyon, un propriétaire découvre que son locataire sous-loue l'appartement de 45 m² via une plateforme de location courte durée depuis 8 mois, en violation du bail. Le bailleur souhaite résilier le contrat mais le locataire objecte qu'aucun préjudice financier réel n'est démontré, les loyers ayant toujours été payés.

Application pratique:

Cette décision de la Cour de cassation du 11 juillet 1977 établit que la résiliation du bail pour infraction du preneur ne nécessite pas de prouver un préjudice subi par le bailleur : la seule violation contractuelle suffit. Le bailleur doit faire constater l'infraction (sous-location, huissier si besoin), adresser une mise en demeure puis, en cas de clause résolutoire ou par voie judiciaire, demander la résiliation sans avoir à chiffrer un dommage. Conservez tous les échanges et preuves de la sous-location (annonces, captures d'écran) comme pièces justificatives.

2

Locataire commercial transforme les locaux sans accord

À Marseille, un commerçant locataire d'un local de 80 m² a réalisé des travaux de transformation (percement de murs porteurs) sans l'autorisation écrite du bailleur prévue au bail commercial. Le bailleur veut agir en résiliation alors que les travaux n'ont causé aucune baisse de valeur du bien ni perte de loyer.

Application pratique:

En application du principe posé par cet arrêt de 1977, l'absence de préjudice pour le bailleur ne fait pas obstacle à la résiliation dès que l'infraction contractuelle (travaux non autorisés) est établie. Le bailleur doit vérifier la clause résolutoire du bail commercial, faire dresser un constat des travaux, puis délivrer une sommation par acte d'huissier avant d'engager l'action en résiliation devant le tribunal judiciaire. Il est conseillé de solliciter un avocat avant toute saisine, car le juge conserve un pouvoir d'appréciation sur la gravité du manquement malgré l'absence de préjudice.

3

Copropriétaire-bailleur face à un usage non conforme du lot loué

À Bordeaux, un investisseur loue un studio de 25 m² mais apprend que son locataire y exerce une activité professionnelle (atelier de couture) interdite par le règlement de copropriété et le bail d'habitation. Les voisins ne se plaignent pas et aucune nuisance n'est constatée, mais le bailleur veut mettre fin au bail rapidement.

Application pratique:

La jurisprudence de 1977 permet au bailleur d'agir en résiliation dès que l'infraction au bail (usage non conforme à la destination d'habitation) est caractérisée, indépendamment de toute nuisance ou préjudice avéré. Il convient de notifier le manquement par lettre recommandée, de citer la clause du bail relative à la destination des locaux, puis de demander la résiliation en justice ou via la clause résolutoire si elle existe. Avant d'agir, le bailleur doit vérifier que son bail contient bien une clause relative à l'usage exclusif d'habitation, faute de quoi une consultation juridique préalable (30 min, 45€) est recommandée pour sécuriser la procédure.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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