Droit Immobilier

The failure to publish the statement

📅 Décision du 20 March 1985⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

The failure to publish the statement relating to the time limit within which the inquiry commissioner must give an opinion at the end of the parcel identification inquiry does not constitute an essential formality such as to lead to the annulment of the expropriation order, since, on the one hand, no legal provision prevents the publicity of the order opening the parcel identification inquiry from being given by a mere notice, and, on the other hand, failure to comply with the time limit given to the inquiry commissioner is not subject to any sanction.

Reference decision: cc • N° 84-70.121 • 1985-03-20 • View the decision →

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The situation

The failure to publish the statement relating to the time limit within which the inquiry commissioner must give an opinion at the end of the parcel identification inquiry does not constitute an essential formality such as to lead to the annulment of the expropriation order, since, on the one hand, no legal provision prevents the publicity of the order opening the parcel identification inquiry from being given by a mere notice, and, on the other hand, failure to comply with the time limit given to the inquiry commissioner is not subject to any sanction.

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of property law.

Key points to remember

  • Strictly comply with the legal time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, deeds, correspondence)
  • Anticipate: preventive advice always costs less than litigation

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Informations juridiques

  • Numéro: 84-70.121
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 20 mars 1985

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Expropriation pour élargissement routier à Saint-Rémy-de-Provence

M. Martin, propriétaire d'une maison de 120 m² à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), est exproprié pour l'élargissement de la D99. L'arrêté d'ouverture d'enquête parcellaire a été affiché en mairie sans mention du délai dans lequel le commissaire enquêteur devait rendre son avis. Il veut contester l'ordonnance d'expropriation sur ce seul fondement.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 20 mars 1985 indique que l'absence de publication de ce délai n'est pas une formalité essentielle et n'entraîne pas l'annulation de l'ordonnance d'expropriation. M. Martin ne doit donc pas fonder son recours uniquement sur ce vice de procédure. Il doit vérifier d'autres points substantiels : notification individuelle de l'arrêté, identification exacte des parcelles, offre d'indemnisation préalable. Il dispose de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance pour saisir le juge de l'expropriation. Conserver tous les courriers et actes, et consulter rapidement un avocat spécialisé pour évaluer les chances d'annulation sur des motifs plus solides.

2

Expropriation agricole pour LGV en Bretagne

Mme Le Goff exploite 3 hectares de terres maraîchères à Plouagat (Côtes-d'Armor), expropriés pour la construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. La publicité de l'arrêté d'enquête parcellaire a été faite par un simple avis communal, et le commissaire enquêteur a rendu son avis 20 jours après le délai initial de 15 jours. Elle souhaite faire annuler la procédure.

Application pratique:

Selon la jurisprudence de 1985, ni la publicité par simple avis ni le dépassement du délai par le commissaire enquêteur ne constituent des irrégularités substantielles pouvant entraîner l'annulation de l'ordonnance d'expropriation. Mme Le Goff doit plutôt concentrer ses efforts sur le montant de l'indemnisation : valeur vénale des terres, perte de récoltes, coût de reconstitution d'une exploitation viable. Elle doit demander une expertise agricole indépendante et saisir le juge de l'expropriation dans le délai d'un mois après la notification de l'ordonnance de transfert de propriété. Ne pas se focaliser sur ce vice mineur, mais rassembler les preuves de la valeur réelle de son exploitation.

3

Expropriation de parties communes pour métro à Toulouse

Le syndicat des copropriétaires d'un immeuble situé 12 rue du Languedoc à Toulouse doit céder une partie de la cour commune (environ 80 m²) pour la construction de la ligne C du métro. L'affichage de l'arrêté d'enquête parcellaire en mairie ne mentionnait pas le délai d'avis du commissaire enquêteur. Le syndic envisage de contester l'ordonnance d'expropriation en invoquant ce défaut de publication.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation rappelle que ce défaut de mention n'est pas une formalité essentielle et n'ouvre pas droit à annulation. Le syndicat doit plutôt vérifier si chaque copropriétaire a été personnellement informé de l'enquête parcellaire (exigence substantielle), et si la déclaration d'utilité publique (DUP) a été régulièrement obtenue. Il doit se concentrer sur l'évaluation de l'indemnité pour la perte de la cour commune, y compris la moins-value éventuelle des appartements, en faisant appel à un expert immobilier. Agir collectivement via une assemblée générale pour mandater un avocat, dans le délai de deux mois après notification de l'ordonnance d'expropriation.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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