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Le fait que la valeur locative de la partie habitation progresse plus vite ne déroge pas au plafonnement
Droit Immobilier

Le fait que la valeur locative de la partie habitation progresse plus vite ne déroge pas au plafonnement

📅 Décision du 18 janvier 1977⚖️ Cour de cassation👁️ 9 vues📖 2 min de lecture

Le fait que la valeur locative de la partie des locaux destinés à l'habitation ait progressé plus vite que celle des locaux commerciaux ne peut, à lui seul, justifier une dérogation aux règles du plafonnement.

Décision de référence : cc • N° 75-15.072 • 1977-01-18 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Le fait que la valeur locative de la partie des locaux destinés à l'habitation ait progressé plus vite que celle des locaux commerciaux ne peut, à lui seul, justifier une dérogation aux règles du plafonnement.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 75-15.072
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 18 janvier 1977

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Renouvellement de bail commercial : hausse excessive justifiée par les loyers d'habitation

Vous êtes boulanger à Lyon, votre bail commercial arrive à renouvellement. Le propriétaire exige une augmentation de 25 %, arguant que les loyers des appartements voisins ont grimpé bien plus vite que les commerces, et tente ainsi de contourner le plafonnement légal.

Application pratique:

Opposez-vous en invoquant la décision du 18 janvier 1977 : l'évolution différente des valeurs locatives d'habitation et commerciales ne constitue pas un motif suffisant pour déroger au plafonnement. Exigez l'application du taux de variation de l'indice trimestriel du coût de la construction (ICC) ou, à défaut, la démonstration par le bailleur d'une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant affecté spécifiquement votre local.

2

Bailleur d'un immeuble mixte à Marseille : ne pas miser sur l'argument résidentiel

Vous êtes propriétaire d'un immeuble marseillais comprenant un local commercial au rez-de-chaussée et des appartements. Lors du renouvellement du bail, vous souhaitez une forte hausse du loyer commercial, car les loyers d'habitation ont bondi grâce à l'attractivité du quartier, tandis que le commerce stagne.

Application pratique:

Sachez que la jurisprudence vous interdit de vous fonder uniquement sur la progression plus rapide des loyers d'habitation. Pour dépasser le plafond légal, vous devez prouver que les facteurs locaux de commercialité propres au commerce ont évolué favorablement (nouvelle zone piétonne, arrivée d'un grand magasin, etc.). Rassemblez des éléments concrets concernant l'environnement commercial, pas résidentiel.

3

Notaire à Bordeaux : sécuriser un renouvellement de bail mixte

Votre client, exploitant d'une boutique bordelaise, subit une prétention du bailleur à une augmentation déplafonnée, car le quartier mêlant commerces et logements connaît un embourgeoisement qui a fait flamber les loyers d'habitation, alors que la commercialité locale a peu évolué.

Application pratique:

Appliquez directement l'arrêt du 18 janvier 1977 pour écarter l'argument du bailleur. Rappelez que seule une modification notable des facteurs locaux de commercialité (accessibilité, densité de clientèle, attractivité commerciale) peut justifier un déplafonnement. Conseillez à votre client de réclamer la mise en œuvre du plafonnement légal en l'absence de tels éléments, et de conserver toute preuve d'une éventuelle stagnation commerciale de la rue.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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